Cookie Consent byPrivacyPolicies.comLes baleines à bec... Isaïe va comprendre ! - Eugenol

Les baleines à bec... Isaïe va comprendre !

isaïe

23/08/2007 à 08h10

"Tu veux dire que l'on peut percevoir un son en dehors d'un signal accoustique périphérique "
En sens inverse de l'audition, le micro placé dans l'oreille capte ce signal émis par les CCE (alors en dehors d'un signal acoustique périphérique), otoémissions acoustiques spontanées. Dont la fonction n'est pas identifiée.
Je suppose que dans signal acoustique périphérique tu inclus la transmission osseuse, hors tympan et osselets. Comme les contacts interarcades par exemple.


Amibien

23/08/2007 à 12h57

Isaïe a choisi d'être comme une eau qui coule tranquillement et qui creuse son sillon gentiment dans la roche...


isaïe

23/08/2007 à 13h16

Il attend les premiers résultats des patients examinés par un orl qui a compris le jeu.
Ex plaintes multiples diffuses côté gauche, genou, hanche, cou, troubles du rythme, tous les filtres passent à droite, zéro à gauche. On ne corrige rien et on demande une exploration fonctionnelle de l'oreille interne et une tympanométrie. Et puis on discutera du traitement et du moyen d'évaluer son efficacité, critères and co.
Encore de la matière à disuter pour Aubagne, ça changera de la chienlit qui a envahi certains post d'Eugénol.


Amibien

23/08/2007 à 18h46

de la chienlit il y en aura toujours, perso je ne vois que tes posts géants, ils brillent tellement que je ne vois plus le reste...


orthix

23/08/2007 à 21h32

"En sens inverse de l'audition, le micro placé dans l'oreille capte ce signal émis par les CCE"
Ok, les CCE sont effectivement capables d'émissions accoustiques traduisant leur activité musculaire.


orthix

23/08/2007 à 21h36

"transmission osseuse, hors tympan et osselets."
chacun peut expérimenter la transmission cranienne en écoutant sa voix au magnétophone.
"Comme les contacts interarcades par exemple."
Où se situe le seuil de perception auditive pour les contacts dentaires ?


isaïe

23/08/2007 à 22h36

"chacun peut expérimenter la transmission cranienne en écoutant sa voix au magnétophone"
Ou plus simplement en se mettant en IM bouche fermée.
Le seuil de perception ? Très bas probablement, mais a priori je ne vois pas pourquoi cette question.
A noter que cette information ne se fait pas par l'intermédiaire du trijumeau.


orthix

24/08/2007 à 01h22

"Le seuil de perception ?"
Parce que je n'en ai pas idée mais que tu dois en avoir une pour justifier ta boucle neurale.


isaïe

24/08/2007 à 08h33

Peut-être plus important qu'un seuil de perception est de connaître leur durée et leur fréquence. La durée a été étudiée dans les années 60-70, Gnathosonic... Pour la fréquence, c'est un tout autre problème, mais il y a moyen de le contourner et de la connaître indirectement.


Amibien

24/08/2007 à 10h35

isaïe Ecrivait:
-------------------------------------------------------

> Le seuil de perception ? Très bas probablement,
> mais a priori je ne vois pas pourquoi cette
> question.



Isaïe, si nous "entendions" notre PIM à chaque fois que nous avalons il y a longtemps que le réflexe aurait été exploré, Orthix ne sait pas encore que la friction légère de la pulpe d'un doigt sur la 13 par exemple, bouche ouverte, suffit à lever une hypotonie induite par une pression longue sur le biceps droit. Notre conscient est bien la partie émergée de l'iceberg.



isaïe

25/08/2007 à 22h25

Orthix,
Patiente hier matin pour syndrome de Meinière sans aucune amélioration malgré le long traitement médicamenteux.
Correction occlusale de 20". "je pouvais déjà tourner ma tête dans la voiture en partant et ce matin quasi plus rien". On contrôle dans une semaine.
" ...A cet égard, il est curieux de constater que la mise en place d'un aérateur transtympanique permet, elle aussi, une amélioration de l'état clinique dans 80% des cas..."
Actuellement, une hypothèse virale est envisagée, avec un certain succès, mais à noter que l'instillation de l'antiviral serait transtympanique...
Nous arriverions par correction occlusale à cette aération tympanique par la voie naturelle, cad la trompe d'Eustache en corrigeant le tonus des tenseurs et élévateurs du voile du palais. C'est l'hypothèse que nous explorons.
L'hydrops évoqué dans l'étiologie peut de fait difficilement être dissocié de la pression de l'oreille moyenne.
Je pense que ces fonctionnements sont hors de portée de toute stratégie centrale et pourtant ils influencent plus que certainement la gestion de la posture qui devra bien entendu les intégrer.


Amibien

26/08/2007 à 16h21

Il m'est arrivé un truc en VTT...

Le dimanche dernier, je montais une côte vraiment dure et ça y allait, la bande de portugais avec laquelle je vais en vélo tous les dimanches est un rien cinglée, parlant vélo bien entendu, ils ne jurent que par les côtes qu'ils peuvent prendre, des côtes du genre que tu ne peux monter que sur le plus petit rapport, la 1ère sur les 27 vitesses disponibles, bref je sens à un moment ma tension qui monte, normal avec ces efforts de cinglé, et puis un bruit curieux dans l'oreille gauche, impossible de rééquilibrer les pressions, j'entendais ma respiration directement dans l'oreille gauche, comme si l'air passait à travers l'oreille, en plus de cela un acouphène vraiment gênant, ces troubles ont persisté tout le reste du périple pour disparaître complètement une heure après.

Je me disais en roulant que je venais de pêter une durite, que c'était le début de la fin, que j'aurais dû écouter ma femme qui disait que j'allais me tuer à aller rouler ainsi avec des jeunes gaillards de 35 ans, bref une introspection un tantinet angoissée...

J'ai remis ça ce dimanche 45 kms dans les bois, de vrais malades, ça patinait dans les côtes, dressés sur les vélos en train de se battre avec la boue et les pierres, naturellement je me viande en plein sur le guidon, ils ont rigolé, la haine qui monte, non ils ne me lâcheront pas, je vais leur montrer de quoi le vieux est capable...

Les oreilles, pas de problème cette fois ci, mais que s'est-il passé dimanche dernier ?


orthix

26/08/2007 à 20h45

"Les oreilles, pas de problème cette fois ci, mais que s'est-il passé dimanche dernier ? "
Je vais t'étonner, Amibien, mais c'est un effet "oreille bouchée" que je connais bien depuis quelques années à partir d'un certain km en vélo et qui s'élimine spontanément en qq mn à l'arrêt et au retour à une position tête en rectitude.


orthix

26/08/2007 à 20h57

"aérateur transtympanique permet, elle aussi, une amélioration de l'état clinique dans 80% des cas..."
J'oserais dire: ça n'est pas un Ménière.

"Nous arriverions par correction occlusale à cette aération tympanique ... C'est l'hypothèse que nous explorons."
no problem
"L'hydrops évoqué dans l'étiologie peut de fait difficilement être dissocié de la pression de l'oreille moyenne." Le mécanisme de l'hydrops n'est pas connu mais il est quand même liquidien et endolymphatique. Le gradient de pression de l'oreille moyenne est apparemment une uatre histoire.
"Je pense que ces fonctionnements sont hors de portée de toute stratégie centrale"
Le Ménière et les vertiges en général sont très limbo-placebo sensibles pour ne pas dire dépendants (aussi bien pour leur déclenchement que pour leur traitement): je te rappelle quand même qu'un vertige est d'abord un trouble de la perception spatiale et qu'il peut (l'atteinte du réflexe vestibulo-oculaire)donc être modulé par le central sinon comment ferait ma neuronite vestibulaire pour récupérer avec sa connectique détruite de façon non réversible.
"ils influencent plus que certainement la gestion de la posture qui devra bien entendu les intégrer."
Bien sûr


isaïe

26/08/2007 à 22h18

"L'intérêt des traitements pressionnels dans la maladie de Ménière a été suggéré par les résultats obtenus par d'une part l'utilisation d'aérateurs trans-tympaniques (Montandon 1987) et d'autre part les modifications de la pression ambiante (chambre de pression) (Kitahara 1994). Dans le même temps les travaux expérimentaux montraient la diminution de l'hydrops expérimental chez l'animal après modifications pressionnelles (Sakikawa, 1996). Enfin il était mis en évidence une amélioration auditive avec un traitement pressionnel (Densert 1982, 1987), corrélée à une amélioration électro-cochléographique (Densert 1995, 1997)."
SIO 2003


Amibien

27/08/2007 à 00h27

orthix Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> "Les oreilles, pas de problème cette fois ci, mais
> que s'est-il passé dimanche dernier ? "
> Je vais t'étonner, Amibien, mais c'est un effet
> "oreille bouchée" que je connais bien depuis
> quelques années à partir d'un certain km en vélo
> et qui s'élimine spontanément en qq mn à l'arrêt
> et au retour à une position tête en rectitude.
>


bravo mon ami orthix que je rêve déjà de rencontrer, sans blague, je sens qu'on va bien rigoler toi et moi quand on se rencontrera en vrai...

je dis bravo parce que c'est bien d'une oreille bouchée dont je souffrais, tu me rassures sur l'inoccuité relative de ce trouble...

Cela ne m'explique toujours pas ce qui s'est passé mais je vais quand même me satisfaire de ton explication, je n'ai donc pas pêté une durite !


Amibien

27/08/2007 à 00h29

Les voilà partis à parler tout seuls, eh oh là-haut on est là !!! redescendez une minute pour nous expliquer tout cela en termes simples, merci !


isaïe

27/08/2007 à 13h06

"comment ferait ma neuronite vestibulaire pour récupérer avec sa connectique détruite de façon non réversible. "
Peut-être sommes-nous là dans la trentaine de % qui s'en remettent spontanément ou effectivement par placebo ?
Sinon, plus de 60 % répondent correctement aux corticoïdes. Ce qui ne serait pas un signe de régulation centrale.


orthix

27/08/2007 à 17h12

"Sinon, plus de 60 % répondent correctement aux corticoïdes. Ce qui ne serait pas un signe de régulation centrale."
Il y a un double mécanisme de récupération parce qu'il y a un double mécanisme pathologique : dans la neuronite il y a encore discussion entre une étio virale (corticoïdes, surtout employés par les anglo-saxons comme dans les surdités brusques) et vasculaire qui expliquerait que le nerf du CSC post ne soit pas touché. L'atteinte est locale au niveau du ganglion de Scarpa mais elle est aussi centrale au plan de la cognition spatiale, comme dans toutes les atteintes vestibulaires (toutes étio confondues, même pour le simple VPPB). Il y a obligatoirement une part (plus ou moins imp selon les sujets) de la récup qui se fait par compensation centrale et redistrib aux autres féférentiels posturaux et qui concerne surtout la gestion de la dynamique qui est bien plus longue (parfois jamais) à récupérer que le contrôle de la posture.


isaïe

27/08/2007 à 17h40

On est à nouveau dans ce que tu appelles régulation centrale, cad dans la gestion, en l'occurrence, du déficit d'une information sensorielle, vestibulaire. Mais cette gestion ne fait-elle déjà pas partie de la compensation ? L'affection primaire n'étant pas à ce niveau.


orthix

28/08/2007 à 10h16

"régulation centrale, cad dans la gestion, en l'occurrence, du déficit d'une information sensorielle, vestibulaire."
Le stimulus naît dans un récepteur périphérique pour être utilisé par le SN sinon je n'en vois pas l'utilité. Il le sera par le biais de boucles neurales courtes (réflexes) et longues (intégrées, centrales). Il semble que le cerveau humain ne travaille pas sur des signaux sensoriels périphériques purs mais essentiellement sur le sens qu'il peut ou veut leur donner.
"Mais cette gestion ne fait-elle déjà pas partie de la compensation ?"
Elle en ouvre certaines puisque la circuiterie n'est plus fonctionnelle post-affection. Soit il y a une régénérescence locale (reconnection; ce qui semble démontré aujourd'hui dans certaines patho)soit ( ou les deux)le SNC est obligé de trouver de nouvelles voies pour traiter l'info et la redistribuer au effecteurs en passant par un nouveau mode d'actualisation de la représentation centrale état du corps-état de l'nvironnement.
"L'affection primaire n'étant pas à ce niveau."
Dans notre cas, elle ne l'est pas mais elle a malgrè tout toujours un retentissement central et la "guérison" passera par cette double voie. Si par contre nous avions pris le cas d'un AVC avec héminégligence, la lésion est centrale mais c'est en jouant avec les stimuli périphériques (déviation de 10° du regard par des lunettes à prismes, stimulation vestibulaire... par ex)qu'il est possible de réouvrir de nouvelles boucles au sein du SNC et de contourner la lésion (sans que ça soit super)pour rendre de la perception du corps (gauche) et de l'environnement.


isaïe

28/08/2007 à 10h45

De là tout l'intérêt des techniques de rééducation. Mais le dysfonctionnement primaire n'est pas solutionné, le traitement consiste à aider le patient à trouver de nouvelles stratégies pour pouvoir fonctionner globalement correctement. L'exemple de l'hémiplégie est parfait et tout le monde comprendra.
Il me semble que tu abordes le problème du vertige dans le même esprit. C'est ce avec quoi je ne suis pas d'accord. Il y a aussi dans ce cas un dysfonctionnement primaire qu'il faut identifier. Nous pensons que le déficit de la fonction tubaire y tient une place importante, mais qu'il n'est pas premier, en amont existe l'altération tonique des peristaphyllins. A rapprocher de ce que décrit Lundgren décrit au 19e pour les plongeurs, vertige alternobarique.
Avant d'explorer les voies centrales impénétrables, je pense que le tronc de l'arbre décisionnel doit passer par l'examen barique de l'oreille moyenne.


Amibien

28/08/2007 à 12h11

Et à Aubagne nous aurons bien une barrique à ouvrir ?


orthix

29/08/2007 à 14h35

"Il me semble que tu abordes le problème du vertige dans le même esprit."
Si il y a une réversibilité de la "lésion primaire" (expurgée de son sens ostéopathique)le problème ne se pose pas: dans le cas contraire il faut bien trouver une solution. Mais de toute façon, je te le répète, la souffrance est obligatoirement duale: périphérique et représentationnelle centrale. On ne peut pas exister sans image de l'état du corps.
" Il y a aussi dans ce cas un dysfonctionnement primaire qu'il faut identifier."
Bien sûr
"Nous pensons que le déficit de la fonction tubaire y tient une place importante,"
Il te faut poursuivre ton chemin pour le faire partager
"en amont existe l'altération tonique des peristaphyllins."
positionnement et comportement lingual, parafonction (avec tout ce qu'il y a derrière)ne doivent pas être loin
" vertige alternobarique."
Bien sûr que c'est un cas de figure à étio périphérique mais il est fugitif. L'effet voie courte est le vertige rotatoire par atteinte du RVO par le conflit oreille DR-oreille G; l'effet voies longues est hypothalamo-vagal + de déorientation spatiale et le plongeur à qui ça arrive passe un mauvais moment.
Avant d'explorer les voies centrales impénétrables, je pense que le tronc de l'arbre décisionnel doit passer par l'examen barique de l'oreille moyenne.


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