Cookie Consent byPrivacyPolicies.comproblèmes articulaires - Eugenol

problèmes articulaires

isaïe

03/06/2008 à 11h14

Je ne pense pas qu'on puisse parler de conclusions à ce stade, c'est plutôt une porte ouverte sur une terre blanche de la physio à baliser.
Il s'agit surtoutt d'une mise en garde par rapport à la problématique de l'occlusion. L'impact musculaire général est patent et le rôle de la déglutition (qui est également une séquence musculaire) est primordial dans cette gestion de la viscoélasticité.
Sous cet angle l'indication médicale du traitement orthodontique est certaine, l'esthétique devient étonnamment accessoire.
Je pense que nous pourrons communiquer dans ce sens à la fin du mois.


1 eugenol dmj5np - Eugenol
Dancha

03/06/2008 à 11h45

Sujet absolument passionnant.
Quels sont les moyens dont on dispose aujourd'hui pour mesurer cette viscoélasticité ?

Daniel


isaïe

04/06/2008 à 10h15

Parenthèse.
La semaine dernière je suis contacté par des parents fort inquiets. Le fils 15 ans, MB depuis octobre 2007, présente depuis un mois et demi de violents maux de tête quotidiens et un syndrome dépressif sérieux, scolarité interrompue pour cette année, abandon des contacts sociaux et des activités sportives, aboulie. Hospitalisation et examens divers, tout est correct.
Le traitement ortho est effectué par une consoeur dont la compétence est reconnue. Cependant, pour le moment, et de façon transitoire certainement, tous les contacts sup gauche des dents masticatrices sont devenus NT. La musculature gauche ne répond à aucune sollicitation sensorielle, selon nos critères. J'ai effectué les polissages nécessaires en trois séances à un jour d'intervalle.
Les maux de tête ont disparu dimanche. Il a repris le tennis et communique à nouveau avec ses frères.
Je pense qu'il n'était pas raisonnable de déposer l'appareillage, ça n'aurait pas changé ses rapports occlusaux. Simplement une surveillance de l'impact musculaire est souhaitable pour ce cas un peu extrême.
Le dysfonctionnement musculaire a été montré aux parents et au patient avant de commencer la correction occlusale. L'objectif à atteindre a été déterminé, logiquement. Le résultat est contrôlable immédiatement. Un suivi est simple à mettre en place.


bjc

04/06/2008 à 18h03

pour info


TROUBLES TEMPORO-MANDIBULAIRES :
UNE GESTION SIMPLE ET EFFICACE




La littérature, dans le domaine des troubles temporo-mandibulaires, ou ADAMS, est assez impressionnante. Le nombre de traitements différents, de concepts, et d’évaluations quelquefois opposés, décourage souvent les praticiens voulant s’intéresser à ce problème. Pourtant, les études cliniques récentes démontrent que la majorité des patients présentant des troubles musculo-articulaires de l’ATM peuvent être traités efficacement par l’application de principes thérapeutiques simples.





Les données actuelles de la science




- La population d’âge orthodontique est particulièrement affectée par ces troubles : il semble que l’origine des troubles provienne d’un ajustement de croissance. (Dibbets, 1992)



- Les traitements orthodontiques ne sont pas générateurs de troubles de l’ATM. (Mc Namara,1995)



- L’occlusion n’est plus considéré comme un facteur étiologique majeur.(Seligman , Pulliger ; 1991)


- Le traitement par des méthodes “occlusales” ne sont plus d’actualité


- La majorité des troubles (60% à 90%) sont résolus par des méthodes simples, basées sur le port d’une gouttière de « stabilisation », une pharmacothérapie et une rééducation fonctionnelle appropriée. En outre elles évitent le passage à la chronicité. (Antczak-Bouckoms, 1995)



- Les cas résistants sont dus à des lésions anatomiques importantes et/ou évolutives, ou à un défaut de diagnostic différentiel d’une douleur orofaciale, ou encore à des facteurs comportementaux et psychosociaux. (Palla, 1996)



Un nouveau rôle pour l’orthodontiste



Dans ce contexte l’orthodontiste a un rôle à jouer.

Avant tout traitement orthodontique , le praticien doit être à même d’effectuer un diagnostic positif et différentiel entre une douleur aiguë, un trouble douloureux chronique, une douleur orofaciale, et surtout savoir ne pas s’engager dans un traitement dont l’issue est incertaine !



En cours de traitement, le diagnostic d’un trouble articulaire ou musculaire est simple à effectuer. Quelques minutes suffisent à l’examen des pièces articulaires et musculaires, comme le ferait n’importe quel rhumatologue. Il est préférable qu’un traitement orthodontique ne s’engage pas dans une période de trouble aigu. Il est également conseillé d’interrompre momentanément le traitement lorsqu’un trouble apparaît, pour faire place à un traitement « stabilisateur » dont la durée n’excède pas deux ou trois mois.



Après le traitement, il arrive quelquefois qu’un patient se plaint d’une douleur ou d’un claquement. La prise en charge du traitement par l’orthodontiste traitant est conseillée, même si le traitement ne peut être mis en cause. Ce service rendu au patient marque la compétence du praticien et majore la confiance accordé par le patient et sa famille.



Conclusion



Aujourd’hui, et suivant des méthodes scientifiquement prouvées, l’orthodontiste est à même de gérer avec des méthodes simples et efficaces, la majorité des troubles temporo-mandibulaires de sa patientelle. La notion du diagnostic différentiel prend toute son importance ; car elle permet au praticien de distinguer les patients à référer en consultation spécialisée ; et surtout d’éviter des «sur-traitements» pour des patients réputés « difficiles ».





Bibliographie :

- ANTCZAK-BOUCKOMS A.A.; «Epidemiology of research for temporomandibular disorders”. J. of Orofacial Pain ; 9 (3) : 226-234 ;1995.

- DIBBETS J.M.H.; «The prevalence of joint noise as related to age and gender» ; 6 :157-160 ; J. of Craniomandibular Disorders facial and Oral Pain. 1992.

- Mc NAMARA J.A. et Coll. ; «The relationship of occlusal factors and orthodontic treatment to temporomandibular disorders» in Temporomandibular Disorders and Related pain Conditions ; 399-498 ; Sessle B.J. Ed.; IASP Vol 4 ;1995.

- SELIGMAN D.A, PULLIGER A.G.”The role of intercuspal occlusal relationships in temporomandibular disorders” : a review. J. of Craniomandibular Disorders Facial Oral Pain, 5 ;96-106 ; 1991.

- PALLA S. « Les effets à long terme des traitements des désordres temporo-mandibulaires » ; Real. Cliniques, 2 (7) ; 1996.

Carlsson GE, Magnusson T ; Management of Temporomandibular Disorders in the General Dental Practice ; Chicago, Quintessence 1999.

Dworkin SF,LeResche L : Research diagnostic criteria for temporomandibular disorders : Review, criteria, examinassions and spécifications, critique ; J. Craniomandib. Disord. Facial Oral Pain. 1992 ; 6 : 301-355.

Okesson JP, Management of Temporomandibular Disorders and Occlusion. Ed. 4 ; St Louis : Mosby, 1998.

Pertes RA, Gross SG, Clinical Management of Temporomandibular Disorders and Orofacial Pain. Chicago, Quintessence, 1995.

Sessle BJ, Bryant PS, Dionne RA ; Temporomandibular Disorders and Related Pain Conditions. Progress in Pain Research and Management . Vol. 4 ,Seattle , IASP Press, 1995.

Zarb GA, Carlsson GE, Sessle BJ, Mohl ND. Temporomandibular Joint and Masticatory Muscle Disorders ; Copenhagen ; Munksgaard, 1994.


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