Tous les forums
12 ans déjà
03/08/2011 à 16h02
J'ai l’impression de faire face à un rouleau compresseur de type Ron Hubbard... Ton vrai nom c'est Tom Cruise? :)
Pourquoi pas? Essayons.
Atteinte paro verticale sur une ou quelques dents où l'endodonte ne peut être suspecté,
Élargissement du ligament et douleurs à la percussion sur des dents soignées récemment (restos, prothèses)
Bruxismes (fréquents)
DAM
Douleur aux ATM et à la tête qui feraient suite à un traitement (ODF, grands bridges) (rare)
Spasmes musculaires faciaux dans les mêmes cas (rares aussi)
Il y en a p-ê d'autres
03/08/2011 à 17h33
Un trouble dissociatif de la marche (la marche du patineur, agonistes et antagonistes travaillant anarchiquement) vieux de 32 ans, obligeant une patiente de 52 ans à user de la chaise roulante ou de ses cannes pour se mobiliser dans un état de fatigue chronique assez important, la dame est déclarée invalide et touche une pension de l'état, les neurologues sont formels, incurable, pourrait-il trouver une origine dans un trouble occlusal ?
Autrement dit, une correction occlusale appropriée pourrait-elle lever totalement le symptôme et inversément le fait de réintroduire expérimentalement les faux contacts identifiés pourrait-il déclencher de nouveau le symptôme ?
--
Petit Prince
03/08/2011 à 18h38
Peut-être ben que oui, peut-être ben que non; on rentre déjà là dans des pathologies où le côté psychologique est non négligeable.
Donc, quant à savoir si c'est la levée de trouble occlusal ou l'imposition des mains dans la bouche (ou le fait de payer et de ne pas être remboursé) qui a guéri la patiente, je pense qu'on ne saurait être affirmatif, à moins d'avoir un panel de malades suffisamment important et scientifiquement valable.
C'est mon avis! ;)
03/08/2011 à 23h01
Aron écrivait:
--------------
> Peut-être ben que oui, peut-être ben que non; on rentre déjà là dans des
> pathologies où le côté psychologique est non négligeable.
************************************************************
Une fois de plus, côté psychologique ne veut rien dire, comment agirait le "mental" sur le "soma" ? Encore deux mots qui ne veulent rien dire de précis.
D'autre part comment mesurer l'impact du "psy" ? Comment quantifier objectivement ?
Aron écrivait:
--------------
Donc, quant à savoir si c'est la levée de trouble occlusal ou l'imposition des mains dans la bouche (ou le fait de payer et de ne pas être remboursé) qui a guéri la patiente,
************************************************************
Elle n'a rien payé, le trouble occlusal est levé. Il a été reproduit expérimentalement deux fois.
Aron écrivait:
--------------
je pense qu'on ne saurait être affirmatif, à moins d'avoir un panel de malades suffisamment important et scientifiquement valable.
> C'est mon avis! ;)
**********************************************************
A moins que chaque patient ne soit particulier, à moins que la configuration occlusale ait une spécificité unique, comme les empreintes digitales et qu'à chaque trouble occlusal il y ait un impact différent d'une personne à l'autre ?
Le fonctionnement serait le même pour tous mais le dysfonctionnement serait le fruit d'un ensemble de facteurs qui agiraient d'une manière différente selon le terrain par exemple ou les conditions de vie, etc...
--
Petit Prince
31/08/2011 à 17h35
I'm back!
Amibien écrivait:
-----------------
> Une fois de plus, côté psychologique ne veut rien dire, comment agirait le
> "mental" sur le "soma" ? Encore deux mots qui ne veulent rien dire de précis.
>
> D'autre part comment mesurer l'impact du "psy" ? Comment quantifier
> objectivement ?
Au vu de ce que tu dis plus bas, ces questions n'ont manifestement pas de réponse. D'où l'on peut choisir soit d'en tirer les conclusions que l'on veut puisque personne ne sera en mesure de les contester; soit de n'en tirer aucune, ce qui a ma préférence.
> Elle n'a rien payé, le trouble occlusal est levé. Il a été reproduit
> expérimentalement deux fois.
Deux solutions dès lors: soit tu en tires une hypothèse que tu peux chercher à valider scientifiquement par une expérimentation sérieuse, soit tu restes dans le doute.
Moi, ça ne me dérange pas de douter (d'autant que je pressens dans le cas contraire qu'on n'arrivera jamais à quelque chose de satisfaisant), mais si on veut comme toi en tirer des conclusions, 2 cas testés sans aucune rigueur scientifique ne sont en aucun cas suffisants.
> A moins que chaque patient ne soit particulier, à moins que la configuration
> occlusale ait une spécificité unique, comme les empreintes digitales
jusqu'ici, oui pourquoi pas
> et qu'à
> chaque trouble occlusal il y ait un impact différent d'une personne à l'autre ?
Que veux tu dire par impact? Genre mal de dos ou KC du colon?
> Le fonctionnement serait le même pour tous
Là je ne suis plus: comment fais tu pour dire que chaque occlusion est différente pour tous, mais que tous les fonctionnements sont les mêmes?
> mais le dysfonctionnement serait le
> fruit d'un ensemble de facteurs qui agiraient d'une manière différente selon le
> terrain par exemple ou les conditions de vie, etc...
Pour tout te dire, je croyais au début que le raisonnement allait pencher vers quelque chose de construit, de cohérent, quelque chose qui pourrait pourquoi pas m'ouvrir les yeux, tout en étant encore très flou scientifiquement parlant.
Or, là, je trouve que tu restes dans l'incantation, qui, si il n'y a rien de prouvé (je m'y attendais), ne conserve même pas le minimum de sens, encore moins de cohérence.
Je suis d'accord pour dire qu'en matière d'occlusion particulièrement, on n'est encore sûrs de rien (et les critères d'ODF me font régulièrement bondir car ils sont du domaine du dogme), mais pour autant, il faudrait à mon sens conserver une attitude rationnelle quant aux problèmes qui nous sont régulièrement posés dans notre pratique:
C'est à dire que si j'applique quant à moi quand je ne sais pas le principe du rasoir d'Ockham: la solution la plus simple est souvent (pas toujours) la meilleure, j'ai bien l'impression qu'il n'en est rien pour pas mal de méthodes qui me paraissent d'emblée crédul-dépendantes (Souley-Besombes et consorts).