Tous les forums
Exercice avec 2 collaborateurs
21/03/2014 à 13h36
dentino écrivait:
-----------------
>
>
> Ah, selon toi, un cabinet qui prend des urgences est donc un cabinet en
> situation d'échec économique?
Je ne fais que constater que les cabinets qui marchent fort ne prennent aucune urgence de nouveaux patients, et que ceux qui marchent moins bien le font par obligation.
Mais ça c'est la vraie vie, pas le net. ;-)
Dans la vraie vie, quand tu bosses sérieusement, avec des plans de traitement cohérents et une bonne organisation, l'exercice est déjà assez exigeant, s'il faut se fader en plus les "urgences" des autres cabinets qui ne font pas cet effort...
Dans la vraie vie, la pulpectomie camérale sur une 46 en pulpite, personne ne veut la payer.
21/03/2014 à 14h36
Gregory H écrivait:
------------------
>
> Je ne fais que constater que les cabinets qui marchent fort ne prennent aucune
> urgence de nouveaux patients, et que ceux qui marchent moins bien le font par
> obligation.
>
> Mais ça c'est la vraie vie, pas le net. ;-)
Dans la vraie vie, certains cab marchent tellement fort qu'ils ne prennent même plus leurs propres urgences internes (praticien pas dispo avant x semaines) et que ce sont leurs confrères moins bien lotis économiquement qui doivent se "fader" ces urgences (douleurs post-op, descellements etc.). Inutile de te dire ce qu'en pensent les patients de ces cabinets "qui marchent fort"...
>
> Dans la vraie vie, quand tu bosses sérieusement, avec des plans de traitement
> cohérents et une bonne organisation, l'exercice est déjà assez exigeant, s'il
> faut se fader en plus les "urgences" des autres cabinets qui ne font pas cet
> effort...
Dans la vraie vie, tout ce que tu énonces est nécessaire mais non suffisant: des compétences cliniques et organisationnelles ne peuvent à elles seules remplir ton agenda de cas rentables si ta patientèle n'est pas solvable. Et ce dernier point dépend d'autres paramètres pas forcément maîtrisables (notamment l'environnement socio-économique de ton cab, la concurrence, de bonnes couvertures santé pour tes patients etc.). Tu ne peux donc en déduire que si le cab d'un confrère ne marche pas aussi bien que le tien, c'est que le confrère est forcément moins malin que toi...
21/03/2014 à 21h27
dentino écrivait:
-----------------
> Dans la vraie vie, certains cab marchent tellement fort qu'ils ne prennent même
> plus leurs propres urgences internes (praticien pas dispo avant x semaines) et
> que ce sont leurs confrères moins bien lotis économiquement qui doivent se
> "fader" ces urgences (douleurs post-op, descellements etc.).
Personne ne les oblige à prendre ces patients.
Je vois que tu confirmes l'existence de cabinets poubelles.
Inutile de te dire
> ce qu'en pensent les patients de ces cabinets "qui marchent fort"...
Personne ne les oblige à aller dans ces cabinets.
Si le patient n'est pas satisfait du service rendu par un praticien, il peut changer pour celui qui lui aura rendu service en le prenant en urgence à la place de son praticien.
Bon, dans la vraie vie, le patient retourne ensuite chez son super dentiste et prend pour une merde celui qui a assuré son urgence (et fait des histoires pour payer du HN sur un rescellement, d'où les multiples arrangements de cotation dans ces cabinets poubelles)
.
> Dans la vraie vie, tout ce que tu énonces est nécessaire mais non suffisant
C'est pourtant fait dans moins de 10% des cabinets.
: des
> compétences cliniques et organisationnelles ne peuvent à elles seules remplir
> ton agenda de cas rentables si ta patientèle n'est pas solvable
Evidemment, si tu t'installes au mauvais endroit ça ne marche pas non plus.
21/03/2014 à 22h34
Gregory H écrivait:
-------------------
> Dans la vraie vie, certains cab marchent tellement fort qu'ils ne prenn Evidemment, si tu t'installes au mauvais endroit ça ne marche pas non plus.
D'où l'intérêt de bien choisir son lieu d'exercice. Mais comment éviter le petit côté loterie?
22/03/2014 à 00h15
Je trouve ça dommage qu'âpres un bac plus 5 , certain(e)s dentistes se contentent d'un poste de pseudo hygiéniste à la rémunération proche d'une assistante dentaire.
22/03/2014 à 00h25
Gregory H écrivait:
-------------------
> dentino écrivait:
> -----------------
>
> Personne ne les oblige à prendre ces patients.
>
> Je vois que tu confirmes l'existence de cabinets poubelles.
Je vois surtout que certains n'ont rien à cirer des problèmes médicaux des patients et ne les jaugent qu'en termes de rentabilité. Or, c'est cette vision que ces derniers abhorrent particulièrement chez les professionnels de santé, surtout nous autres chirurgiens-dentistes et nous vaut notre image si détestable de requins avides de fric. Un patient en détresse qui se fait jeter de partout aura une bien piètre opinion de la profession toute entière, sauf s'il trouve un "dentiste poubelle" qui sauvera l'honneur des autres...étrange paradoxe..
>
> Personne ne les oblige à aller dans ces cabinets.
> Bon, dans la vraie vie, le patient retourne ensuite chez son super dentiste et
> prend pour une merde celui qui a assuré son urgence (et fait des histoires pour
> payer du HN sur un rescellement, d'où les multiples arrangements de cotation
> dans ces cabinets poubelles)
Il retourne chez son super dentiste à qui il a payé des milliers d'euros pour un super plan de traitement mais qui n'a pas daigné lui consacrer quelques minutes pour résoudre un problème médical urgent ??? Il prend pour une merde celui qui l'a tiré de la bouse? Il rechigne à payer HN sur un rescellement alors qu'un tube de "colle à couronnes" (!) coûte au bas mot 45 euros non remboursables en pharmacie??
> .
> > Dans la vraie vie, tout ce que tu énonces est nécessaire mais non suffisant
>
> C'est pourtant fait dans moins de 10% des cabinet
Ceux qui ont écouté la bonne parole de Steichen, Binhas et Brassard?
Je crois qu'on n'a pas la même définition du cabinet poubelle toi et moi: pour moi, un cabinet poubelle n'est pas un cabinet qui vivote économiquement et prend tous les patients qui se présentent mais plutôt un cabinet où la déontologie est foulée du pied par ses titulaires, fussent-ils brillants cliniquement ou autrement. Car une poubelle contient toujours par définition des ordures...ce sont eux qui salissent notre profession plus que ceux qui ont moins de chance que toi. Réserve ton mépris pour eux...
22/03/2014 à 00h46
dentino :
Soulager une pulpite sur un patient motivé qui écoute et prend en compte ce que l'on raconte , sur lequel on est quasiment sur de finir le soin . Personne ne le refuse des cabinets.
Le "patient poubelle" est celui qui ne se pointe que lorsque ça fait mal , qui se contente(exige) un " rafistolage de sa dent et qui n'accepte rien si ce n'est pas remboursé par la sécu.
Ce genre de patients , ce n'est pas cool de les filer au collaborateur , et pour être franc , il vaut mieux le dégager du cabinet complètement p
22/03/2014 à 00h59
dentino écrivait:
-----------------
> Je vois surtout que certains n'ont rien à cirer des problèmes médicaux des
> patients et ne les jaugent qu'en termes de rentabilité. Or, c'est cette vision
> que ces derniers abhorrent particulièrement chez les professionnels de santé,
Si les patients détestent ça, comment expliques-tu le succès des cabinets qui marchent, tous sur ce principe, plus ou moins édulcoré?
Un patient en détresse qui se fait jeter de partout
> aura une bien piètre opinion de la profession toute entière, sauf s'il trouve un
> "dentiste poubelle" qui sauvera l'honneur des autres...étrange paradoxe..
Paradoxe réel. ;-)
>
>
> Il retourne chez son super dentiste à qui il a payé des milliers d'euros pour un
> super plan de traitement mais qui n'a pas daigné lui consacrer quelques minutes
> pour résoudre un problème médical urgent ??? Il prend pour une merde celui qui
> l'a tiré de la bouse? Il rechigne à payer HN sur un rescellement alors qu'un
> tube de "colle à couronnes" (!) coûte au bas mot 45 euros non remboursables en
> pharmacie??
Ben oui.
C'est comme ça.
Je ne sais pas si c'est bien ou mal mais c'est comme ça.
> Je crois qu'on n'a pas la même définition du cabinet poubelle toi et moi: pour
> moi, un cabinet poubelle n'est pas un cabinet qui vivote économiquement et prend
> tous les patients qui se présentent mais plutôt un cabinet où la déontologie est
> foulée du pied par ses titulaires, fussent-ils brillants cliniquement ou
> autrement. Car une poubelle contient toujours par définition des ordures...ce
> sont eux qui salissent notre profession plus que ceux qui ont moins de chance
> que toi. Réserve ton mépris pour eux...
Je n'ai aucun mépris pour qui que ce soit.
Je me borne à constater que certains Cd on des cabinets qui servent de poubelles à d'autres, qu'ils ne l'ont pas forcément choisi et n'en sont souvent pas conscients.
22/03/2014 à 01h23
Que le cabinet marche ou vivote, je suis d'accord pour dire que les cabinets poubelles sont plutôt ceux où exercent des ordures.
C'est clair que le praticien qui privilégie l'excellence de sa pratique plutôt que de fidéliser à l'ancienne choisira les patients qui lui conviennent, si l'afflux est suffisant. Ce type de praticien qui aura réussit à sélectionner sa patientèle avec les années ne devrait pas trop être confronté aux problèmes résultants de la négligence de certains patients.
Par contre être sollicité pour des urgences résultant du mode d'exercice des ordures qui fidélisent tellement à l'ancienne que parfois ils croulent sous les pulpites (petite carie deviendra grande...), oui c'est gonflant. En général quand on débute on a vite fait de cerner le mode d'exercice des praticiens alentours...
22/03/2014 à 08h43
"S'il envoie ses merdes à son collabo, c'est qu'il n'y a pas assez de patients intéressants à traiter dans son cabinet, donc qu'il n'a pas besoin de collabo.
La boucle est bouclée. ;-) "
Alors tout se résume à notre définition de "merde" ;o)
Une couronne coulée? Un stellite?
J'aimerai par exemple développer davantage mon activité implanto (j'en pose actuellement 200/an) et ne réalise presque plus de stellite.
Je manque de temps pour argumenter, convaincre ces patients peu motivés sachant que j'ai un agenda rempli sur 1,5 mois, (et que je suis champion de tennis lol)
Je ne crains pas de refuser un patient pour mon cabinet.
Par contre, j'ai plus de mal à laisser quelqu'un souffrir.
Je devais lui laisser 3 patients par mois que je ne voulais/pouvais pas!
Sincèrement, j'ai été collaborateur pendant 6 ans... Donc je connais les avantages, les limites et les contraintes de ce statut.
Je ne pense pas que ma collaboratrice soit mal lotie travaillant les jours qu'elle souhaite dans un autre cabinet que le mien, avec un fauteuil neuf, un meuble sur mesure de 4m de long , une pano, un vdw Gold , le QS4, une RVG, un DAC....Une assistante!
Désolé de rentrer dans les détails mais j'avais l'impression d'être devenu esclavagiste.
22/03/2014 à 09h22
Tu n'es pas un esclavagiste, mais par contre il est clair et net que tu utilises ta collaboratrice au delà de ce que la confraternité permet SI tu lui offres une rémunération calculée classiquement au pourcentage (ce dont tu n'as pas parlé pour le moment).
Comme ça a été dit plus haut le poste que tu proposes n'est pas honteux en soi, de même qu'il n'y a pas de honte pour une collab de l'accepter. Ce qui serait incorrect ce serait de lui coller une rétrocession habituelle, à 50% en gros, alors que tu sais d'avance qu'il n'y aura que peu de prothèse. Ce type de poste doit avoir soit une rétrocession nettement réduite soit un salaire fixe, pour compenser la sur-représentation des soins au détriment de la prothèse.
Mais bon, on va te donner le bénéfice du doute et partir du principe que tu as déjà eu cette réflexion et que tu as fait les choses correctement... non ?
22/03/2014 à 09h46
Rétrocessions : 60% pour elle et 40% pour moi
"J'utilise ma collaboratrice au delà de ce que la confraternité permet"?
Pourquoi "peu de prothèse?"
Quand doagui tu dis "on" tu veux dire "je" ,non?
22/03/2014 à 10h11
Monet écrivait:
---------------
> "S'il envoie ses merdes à son collabo, c'est qu'il n'y a pas assez de patients
> intéressants à traiter dans son cabinet, donc qu'il n'a pas besoin de collabo.
> La boucle est bouclée. ;-) "
Je ne parle pas de toi, je parle en général d'un titulaire qui refile toutes ses merdes à son collaborateur.
>
> Alors tout se résume à notre définition de "merde" ;o)
> Une couronne coulée? Un stellite?
Là, en revanche, c'est toi qui parles:
Monet écrivait:
---------------
>
> Elle a à disposition un cabinet neuf pour elle et une assistante.
> Elle tourne dans les 10.000 € de CA mensuel.
10000€ en 3 jours par semaine, elle doit pas faire des masses de couronnes -même coulées- ou de stellites...
22/03/2014 à 10h24
Monet écrivait:
> Je ne crains pas de refuser un patient pour mon cabinet.
> Par contre, j'ai plus de mal à laisser quelqu'un souffrir.
Concrètement, avec ton mois et demi d'attente, tu prends toi-même toutes les pulpites qui appellent à ton cabinet? ;-)
SI c'est ta collabo, les gens qui veulent être vus en "urgence" ne souffrirait pas plus s'ils allaient dans un autre cabinet (puisque tu nous as dit que ta région était très bien doté en CD).
> Je ne pense pas que ma collaboratrice soit mal lotie travaillant les jours
> qu'elle souhaite dans un autre cabinet que le mien, avec un fauteuil neuf, un
> meuble sur mesure de 4m de long , une pano, un vdw Gold , le QS4, une RVG, un
> DAC....Une assistante!
C'est clair qu'à 10000€ de CA et 4000€ de rétrocession pour toi, vu le niveau d'équipement du poste et l'assistante, il y a un gros problème puisque tu n'as presque aucun intérêt à la garder, sauf si tu tournes toi-même sur ce fauteuil les jours où elle n'est pas là, et que tu utilises son AD les jours où elle n'est pas là, ce que tu ne précises pas.
Si tu as l'impression que son faible CA ne vient pas du potentiel de ton cabinet, je ne comprends pas ton intérêt à garder une collaboratrice aussi peu productive et chercher en plus un associé.
Change de collaboratrice (-teur peut-être? ;-) ).
22/03/2014 à 10h32
doagui écrivait:
----------------
> il est clair et net que tu utilises
> ta collaboratrice au delà de ce que la confraternité permet SI tu lui offres une
> rémunération calculée classiquement au pourcentage
Pas d'accord.
Apparemment, Monet ne sélectionne pas les patients et la collaboratrice a un super poste de soins avec AD à sa disposition.
Je persiste: soit le cabinet n'a pas le potentiel pour prendre un collaborateur (et encore moins un associé), soit la collaboratrice n'en branle pas une.
22/03/2014 à 10h44
Je suis en collaboration et je travaille lundi mardi mercredi et jeudi entre 12et 14h ,vendredi de 12h00 a 19h et samedi de 8h a 12h et 14h-19h . Je n'ai pas d'assistante .
Je rétrocède 30% ,mais je paye mon logiciel ,gants , abonnement netmedicom ,prothesiste.
Il y a des jours comme samedi qui sont nettement moins rentables . Souvent je fais plus de CA entre 12et 14h que le samedi apres midi ..patients pas tres serieux en general .