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Méthode de travail
23/09/2016 à 18h10
Le savoir faire d'un bon poseur fera il me semble qu'il saura déjouer les défauts ou particularité de chaque implant.
C'est dans ce sans que l'exemple de la pizza n'est hors pas sujet.
Je ne dis pas que tous les implants se valent mais combien de crêpage de chignons sur le forum à ce sujet pour défendre les qualité incontestable d'une marque supérieure mais supérieure en quoi!
Une discussion scientifique ne viserait elle pas à identifier des particularité et non pas à étalonner selon une image de marque?
" Le véritable poste qui fait la différence est le marketing : 40 à 50% des dépenses...":H.BAZ
23/09/2016 à 18h23
"C'est dans ce sans que l'exemple de la pizza n'est hors pas sujet"
.................
Sauf que faire une bonne pizza ne demande pas autant de connaissances, de savoir faire et de pratique que le métier de fabriquant d'implant et de "poseur d'implant", appellation que je trouve tout de même assez réductrice quand on sait tout ce qu'un bon chirurgien dentiste/stomato doit avoir assimilé pour éviter les problèmes suite à la pose d'implant(s).
23/09/2016 à 18h39
Un très bon chirurgien-dentiste reste un très bon chirurgien même s'il ne pose pas d'implants, la somme de ses connaissance n'en est pas amoindrie.
23/09/2016 à 19h10
Tout chirurgien-dentiste est qualifié pour devenir poseur d'implant, la question que je pose est la faculté dentaire doit elle trouver des financements privé pour assurer la formation des futurs chirurgiens-dentiste?
23/09/2016 à 19h21
D'accord, je comprends mieux l'orientation de tes propos qui appellent des questionnements bien au-delà su sujet abordé. Les facs, les financements etc. On va déborder sur la politique et on sera bien plus hors sujet qu'avec les pizzaïolo déjà bien hors sujet. Il faut peut-être que tu ouvres un autre fil dans une autre rubrique telle que "Formation continue"
26/09/2016 à 16h45
Bonjour Guady, tu connais une réponse souvent utilisé qui consiste à dire : « toi c’est pas pareil » elle vise à faire qu’une chose est rejetée selon le point de vue qui nous arrange. Dans la chanson de S.LAMA elle illustre de façon originale et moins fréquente comment un sentiment amoureux peu rendre une chose acceptable :
.Le pizzaïolo n’est pas utilisé pour comparer les niveaux études qualifiantes nécessaire pour utiliser un savoir faire mais pour parler de la transmission d’un savoir faire. C’est donc du compagnonnage dont je veux parler et en cela je ne pense pas être hors sujet.
Un autre exemple : George s à 60 ans et fabrique des andouilles à la ficelle. Un journaliste le film avec son père Marcel qui lui a appris le métier qu’il détenait de son père Jean. Pendant que Georges fait l’andouille devant le journaliste et explique ce qui en fait toute la saveur, Marcel fait l’andouille à son coté et ne regarde à aucun moment la caméra mais scrute régulièrement si Georges fait l’andouille comme Jean lui a appris. La transmission d’un savoir-faire prend tout son sans par l’attachement au geste sûr transmis par nos père.
Reprenons l’exemple du pizzaïolo, si un industriel se charge de l’apprentissage d’un savoir-faire il n’est pas certain que le four à bois le temps de levée de la pâte…, soit la procédure qui lui face vendre le plus de produit.
Pour voir des maxillo-faciaux travailler en bloc, la transmission par compagnonnage fait partie de leurs culture.
Je suppose que la publication dont tu parles va dans ce sens, la transmission d’un savoir faire ?
26/09/2016 à 18h54
Oui Alain, d’accord pour le compagnonnage mais comme tu avais amené le sujet sur un ton un peu narquois, la relation avec le compagnonnage n’allait pas de soi.
Savoir-faire et méthodologie surtout, car on ne vit plus au même rythme qu’à l’époque des andouilles à la ficelle dont tu parles, sauf dans nos vies privées, encore que, même à la maison, on a des machines pour faire les pâtes, et la pâte à pizza est surgelée. Et la plupart des pizzaïolos sont des cuiseurs de pizzas, comme la plupart des boulangers sont des cuiseurs de pain. Pour faire mille pains automatiques, il faut 3 robots et un programmeur, là où il fallait autrefois dix boulangers. Bien-sûr, il y a pain et pain, mais on ne pourra pas obliger tous les gens à acheter du bon pain, même si certains font 60 kms pour acheter du pain savoureux.
D’un autre côté, il ne faut pas systématiquement diaboliser ces PME – que tu nommes industriels- qui font du profit. La culpabilisation des « patrons » est la tendance en France, alors que ce sont les PME qui font tourner l’économie du pays. Les entrepreneurs, patrons-propriétaires travaillent parfois 60 heures par semaine, voire plus, et les administrations fiscales les stigmatisent et les rackettent aveuglément sans ne rien comprendre à leur activité. Idem pour les indépendants, les artisans. Tout ce petit monde peut très bien cohabiter, travailler et évoluer ensemble, intelligemment, au lieu de se regarder en chiens de faïence et bloquer l’évolution d’un pays autrefois si dynamique.
26/09/2016 à 19h48
Une livre sur la méthodologie se doit d'inclure plutôt que de bloquer l'évolution d'une profession des méthodes de travail comme les centres dentaires par une nouvelle organisation, un choix rationnel des techniques, des négociation tarifaire de grande distribution, des protocoles organisationnel contrôlé par l'administratif,...dans le geste à accomplir le choix du matériau et de la procédure devant répondre dans une logique économique et ergonomique au plus rentable et efficace pour sa validation?
26/09/2016 à 20h02
Un choix rationnel des techniques cela signifie quoi exactement ?
26/09/2016 à 20h24
Une technique qui repose sur le raisonnable, conforme au bon sens de la logique.
Quelles sont les choix raisonnables qu'un cabinet dentaire doit appliquer pour être conforme aujourd'hui dans la conjoncture concurrentiel?
26/09/2016 à 22h34
"Une technique qui repose sur le raisonnable, conforme au bon sens de la logique."
Mais logique par rapport à quoi ? Logique économique, logique clinique, logique normative ... ?
27/09/2016 à 12h58
S'il y avait une recette universelle ça se saurait. Il y a tellement de paramètres autres, qui ne rentrent dans aucune grille pré-établie. A soins apparemment équivalents en terme qualité et prix, il y a la personnalité du praticien et de son équipe, leur efficacité, leur capital sympathie, la facilité d'accès, la confiance, l'ambiance, et plein d'autres paramètres qui n'ont rien à voir avec la conformité et heureusement, sinon il ne resterait plus qu'à cloner tout le monde.
27/09/2016 à 15h32
Çà me fait plaisir de te lire, en effet ce qui est valable pour un cabinet dentaire l'est aussi pour un laboratoire, l'étique et le vouloir bien-faire doivent prendre autant d'importance que les critères économiques. Autrement on se retrouve avec une boite de cassoulet faite avec des saucisses type Strasbourg qui ne fait ni honneur au lingot blanc ni à la charcuterie Alsacienne (c'est un gars du sud ouest qui parle).
29/09/2016 à 10h46
« Créer, c'est toujours créer une réponse à une question, une solution à un problème, une satisfaction à un désir. »
Bonjour Guady,
J’ai relevé cette phrase dans les liens que tu m’as proposés.
La demande qui m’a été faite était de pouvoir répondre à une attente des patients, avoir une prothèse esthétique et fonctionnelle immédiatement lors de la pose des implants. Sur ce premier lien : http://www.positdental.com/cariboost1/crbst_26.html tu peux voir le matériel et la pose du bridge dans la continuité de l’acte implantaire. Dans le second lien :
Il me semble que cela correspond à l’attente du patient et celle du chirurgien par la simplicité et le temps consacré à sa mise en place.
Simplicité ne veut pas dire que c’est simple à faire ou tout le monde le feraient mais que la complexité de la procédure est maîtrisé et le protocole éprouvé.
Il me semble donc que ces liens correspondent à une information pour des praticiens qui voudraient acquérir une méthode de travail dans la prise de décision du choix de procédure innovante en implantologie. Bien que cette méthode soit très peu répandue, elle bénéficie de nombreuses années de pratique.
01/10/2016 à 14h46
Bonjour Guady,
Dire qu'une méthode et prédictible et éprouvée ne suffisent pas, c'est pour cela que je te présente les statistiques d'un praticien qui a adopté le protocole en chirurgie guidée de MCI MCIPE avec un bridge à armature métal POSITDENTAL:
- sur 220 implants
- 148 au maxillaire supérieur
- 72 à la mandibule
- pour 26 patients
- soit 32 maxillaires
Tous les cas cliniques ont aboutis à la pose du bridge à armature métal dans la continuité de la pose des implants en fin de chirurgie.
2/3 des cas cliniques concernés des extraction, implantation, mise en charge immédiate.
Tous les patients ont conservé leur prothèse provisoire durant la phase transitoire de consolidation.
02/10/2016 à 19h42
Bonsoir posit
Prédictible et éprouvée c'est devenu le minimum syndical si je te suis =)
Il ne faut pas non plus bloquer sur les mots, encore une fois et déjà exprimé, dans beaucoup de métiers et non pas juste l'implantologie, il faut les tours de main, l'intelligence du geste, les bonnes pratiques, les astuces. Les règles d'usage sont là pour servir de repères, comme des recettes efficaces et stables qui fonctionnent dans la majorité des cas, mais qui peuvent toujours être dépassées.
03/10/2016 à 07h47
Il me semble que pour adopter un protocole, il faut qu’il soit prédictible et reproductible pour cela s’il est éprouvé il me parait préféré à un protocole incertain et aléatoire.
Exemples :
- Pendant des années j’ai bossé pour un praticien, le deal, il me fournissait à faire 40 CCM par mois sur 11 mois, empreinte en alginate donc complète haut et bas, finition directe en 1 semaine. J’avais donc une régularité dans ma production avec un minimum de temps de latence (pas d’essaye de chapes). Pour lui temps de pose réduit simplicité et économie des empreintes, point de contact et occlusion sans retouches. En moyenne 1 fois par ans un élément qui ne donnait pas la satisfaction attendue et donc qui était refait sans se poser plus de question. Ce protocole nous satisfaisait parfaitement.
- Un fabricant d’implant propose un implant et les forets à utiliser selon les densités osseuses. Dans un volume osseux et condition standard tu dois pouvoir poser un implant avec un taux de succès d’environs 98% en suivant le protocole. Si ce taux devient inférieur c’est qu’il y a un problème dans le protocole (matériel, manipulation). Tu peux lire sur eugenol certain ont un taux variable selon le type de matériel utilisé et d’autres un taux d’échecs important avec le même type de matériel. Je pense que l’ont peut en déduire que certain matériels conviennent mieux selon leur utilisateur et certain matériel sont moins satisfaisant que d’autres.
Le critère de réussite dans une méthode de travail n’est pas un des premier point que tu regardes pour l’adopter ?
03/10/2016 à 13h36
Posit, c'est bien le thème de ce fil : la méthodologie puis la pratique.
Je remets l'info ici car elle s'est noyée en cours de route
Le livre de la rentrée :
ImplantoLOGIQUE, décisions et séquences thérapeutiques
Ce livre, ImplantoLOGIQUE, est destiné aux praticiens qui veulent acquérir des réflexes ainsi qu'une méthode de travail dans la prise de décision thérapeutique en Implantologie.
http://www.eidparis.com/formation-dentaire/publications.htm
et la journée de formation de l'EID dans moins de deux semaines :
"Vieillissement des tissus implantaires."
Cette journée répond à des attentes formulées par les praticiens implantologues.
Chirurgies en Direct 15 octobre 2016
http://eidparis.com/actualites-dentaires/com_index.php?pagination=10&article=117&an=2016&mois=9
06/10/2016 à 07h12
Guady écrivait:
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> Posit, c'est bien le thème de ce fil : la méthodologie puis la pratique.
> Je remets l'info ici car elle s'est noyée en cours de route
>
Avec + de 2600 vue notre discussion la faite perduré aussi.
Si les mots ont une signification propre, ils peuvent aussi comme nous l’avons vue avoir des ressentis différent. Le sujet sur la méthode de travail est passionnant et comme tu le fais remarquer pas suffisamment développé. Tu comprends mieux surement pourquoi je te disais « Lors de congrès les organisateurs, les décideurs et présentateurs scientifiques sont largement sollicités et leurs taches de travail pour mener à bien une telle organisation font que leurs temps d’attention restent limités. Débattre de la terminologie d’une définition employée ou de l’intérêt d’études comparatives afin de pouvoir affiner des conclusions sur les future voix à explorer ne me paraît pas le moment opportun. »
Si après tant de travail j’ouvre un débat sur la sémantique utilisée à tort de immédiate lors d’une mise en charge à 24h et + le présentateur pourrait s’en sentir offensé ou du moins c’est ma crainte.
Pourtant dans un débat scientifique, il me semble important de nommer correctement l’état de la technique.
07/10/2016 à 02h12
Posit, tu as déjà la réponse plus haut : « La définition de ce qu'est une mise en charge immédiate est largement discuté, selon qu'on se place dans la perspective de l'acte, qui requiert une continuité plus ou moins stricte entre le moment de la pose de l'implant et la pose de la prothèse ou selon qu'on se place dans la perspective de la biologie en opposition à une attente de plusieurs mois entre les 2 phases car pour le tissu osseux mettre en charge immédiatement ou à 5 jours ne change en rien le résultat histologique.
Selon les auteurs, on parle de mise en charge immédiate lorsque la prothèse est posée entre immédiatement dans la même séance et à 5 jours (voir Pratique de la mise en charge immédiate, 2007) »
De même que la notion de révolutionnaire qu’il faut replacer dans son contexte :
« Ce qui était réellement révolutionnaire il y a qq. années est devenu bien banal pour ceux qui maîtrisent la IAO »
Au final, on en revient à la notion de temps relatif, vaste sujet.
07/10/2016 à 11h25
Guady, une définition sert à déterminer les caractéristiques d’un concept.
Exemple :
Une omelette aux champignons est un mixage œuf cuit contenant des champignons.
Si tu commande une omelette aux champignons au restaurent et que l’ont te serve des œufs cuit avec à l’intérieur des truffes, tu serras satisfait du moins je l’espère d’avoir ce genre de champignons.
Si l’on te sert cette omelette avec des champignons de Paris cela correspond à ta commande.
Maintenant si tu commande pour 3€ une omelette aux truffes et que le serveur porte une omelette avec des champignons de Paris. Tu te rends compte que cela ne corresponde pas à ta commande. Tu interpelle le serveur et il te répond : « mais Monsieur c’est la caractéristique de notre omelette aux truffes à 3€ que nous servons, les truffes ne sont pas dans l’omelette mais devant leurs assiettes car pour 3€ il faut en être pour penser qu’elles seraient dans l’assiette »
07/10/2016 à 12h54
Posit, si je te suis dans ta logique, on ne devrait plus appeler un arbre un arbre mais une structure arborescente, un substrat d'une colonie de bourgeons vivants. Tu imagines le pépiniériste se faire reprocher de mettre dans son catalogue le mot arbre, et lui dire qu'il devrait parler de structure arborescente. On le prendrait pour un fou et il fermerait boutique.
Dans un autre genre, l'artiste Olafur Eliasson parle d'eau verdissante et non pas d'eau verte dans son expérience esthétique qui consistait à mettre un colorant (non polluant) dans une rivière pour suivre le flux de l'eau.
Tout est processus, et selon nos conventions de langage, nous exprimons les rapports entre les formes et les activités.
Quand on dit que le soleil se lève et se couche, scientifiquement parlant c'est inexact mais tout le monde parle de magnifiques couchers de soleil et se comprend.
Ton exemple d'omelette aux champignons n'est pas transposable à l'exemple de la la mise en charge immédiate qui te contrarie. Tu confonds les champignons avec les implants, alors que dans la MCI, on parle de processus, d'accélération du temps.
D'ailleurs c'est un sujet très actuel que l'accélération du temps, mais encore une fois trop vaste pour être développé ici.
07/10/2016 à 14h05
Gaudy, immédiat est un adjectif qui défini la notion de temps.
Dans son utilisation tout le monde comprend qu’il n’y a pas de temporisation en dans l’action.
Si à la place tu mets rapide chacun peut interpréter à sa guise cette notion de temps.
Si je te suis dans ta logique, la science pourrait interpréter la définition des mots à sa convenance.
La définition de science dans le LAROUSSE.
Science : Ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d'objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales.
En résumé tu me demande d’accepter que selon la méthode expérimentale utilisée, la mise en charge ou la mise en fonction des implants a une variable de 1 à 5 jours selon nos connaissances, nous la qualifierons de façon cohérente d’immédiate.
Alors pourquoi un adjectif précis dans de la littérature scientifique ?