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création ou installation ?
23/10/2005 à 01h52
Nada Amigo, rassure-toi le combat donne la robustesse.
Une autre chose me vient à l’esprit, et personne n’a parlé du sujet, je te donne l’exemple par moi vécu dans un autre domaine que le rachat d’un cabinet.
Je devais reprendre une affaire, demandé et obtenu les trois derniers bilans et la ventilation des ventes par client et par mois. En reprenant les calculs sur une feuille Excel je me suis aperçu que, sur 70 clients :
15 de façon aléatoire
15 pas de coopération > à 1 mois 18% du chiffre
7 pas de coopération > à 2 mois 4%
17 pas de coopération > à 3 mois 20%
Il ne restait 16 clients représentant 48% du chiffre
Pas d’explication convaincante donc affaire à l’eau.
Pour le rachat d’un cabinet est-il usuel de demander les bilans, Le chiffre mensuel, le détail des frais de fournitures, prothèses adjointes et conjointes et que sais-je encore de façon à éclairer le repreneur ? Ou tout cela ne revêt d’aucune importance ?
23/10/2005 à 03h31
A force de demander des bilans , des ratios, de faire des projections et des introspections, on arrive à l'âge de la retraite et on se demande toujours si il faut s'installer et où.
Un seul mot d'ordre: Foncez!!!!
23/10/2005 à 11h43
Pier Ecrivait:
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> Un seul mot d'ordre: Foncez!!!!
Mais pas la tête baissée...
Il y a parfois des pratiques qui me dégoutent, pas loin de chez moi, une consoeur avait crée un cabinet super bien équipé, elle bossait bien à 4 mains ce qui est rare dans mon coin. Son mari a été nommé à Singapour, elle a souhaité le suivre.
Mise en vente, aussitôt une jeune consoeur s'est portée acquéreuse d'une maison à 100 mètres et a annoncé son installation. Résultat pas de vente du cabinet etc...
Je ne trouve pas cela très confraternel, et ne souhaite pas à ma nouvelle consoeur de réussir, et je ne me gêne pas pour le dire.
La roue tourne, il faut y penser.
23/10/2005 à 12h40
En même temps Zorbeca, ne peut on pas voir ce genre d'affaire d'un autre angle ? Qu'est-ce qu'on vend exactement quand on cède un cabinet ? Le "droit" de soigner sa patientèle ?
Quand il y avait beaucoup de dentistes et peu de patients, l'achat de patientèle correspondait en quelque sorte à de la publicité, à un achat de recommendation. Un nouveau praticien pouvait ainsi espérer qu'en donnant des sous à son prédecesseur, ses clients iraient le voir lui plutôt qu'un autre. J'ai toujours trouvé cette façon de faire un peu choquante: est-ce vraiment moral pour un praticien de conseiller à ses patients d'aller voir untel, pour seul motif qu'il lui a donné de l'argent ? Bien sûr, vous allez me répondre que le praticien si il est sérieux peut s'être assuré que le sucesseur à qui il envoie tous ses patients est digne de confiance. Ca n'en reste pas moins un échange de recommendation contre de l'argent. Quand vous adressez un de vos patients à un autre professionel de santé (chirurgien maxillo facial, odf, généraliste, etc...), il ne vous viendrait pas à l'idée de demander à ce professionel une compensation financière (en dehors du fait que c'est interdit). Alors pourquoi est-ce que quand on quitte son cabinet, ça devrait devenir une pratique normale ? En vous lisant on pourrait même croire que c'est de ne pas le faire qui est immoral.
Dans le cas décrit, le praticien s'en va, le sucesseur a envie d'un cabinet tout neuf, il ne ressent pas le besoin d'acheter une recommendation je ne vois vraiment pas pourquoi il devrait lui donner une prime de départ, les patients sont à tout le monde.
23/10/2005 à 12h51
dans le cas précis cité par zorbeca, la jeune consoeur aurait due proposer le rachat au prix du matériel + un petit plus pour récupérer l'adresse, le numéro de tél et une assistante compétente en 4 mains (ce qui n'est pas négligeable), elle n'aurait pas perdu d'argent à faire cela (activité d'emblée) et cela aurait été bien plus correct. comme dit Zorbeca: la roue tourne.
@+
23/10/2005 à 12h55
Le cabinet en vente était aussi tout neuf et au top, le matériel a été bradé.
Je peux t'assurer que mes confrères qui ferment (retraite) sans trouver de successeurs sont très tristes, non pas simplement pour une affaire financière.
A+
23/10/2005 à 13h04
pour ma part je me suis installé il y a 12 ans par rachat d'un départ en retraite (180 KF ,matos subfichu, locaux piteux mais un tél qui ne cessait de sonner), le confrère était ravi et les patients aux anges qu'un petit jeune les prennent en charge et de voir des locaux et matériel tout neuf 3 mois plus tard.
@+
23/10/2005 à 13h04
Attendez, si le cabinet en vente était tout neuf, au top et bradé, quel intéret aurait eu le confrère à ne pas le racheter ? Que je sache le nouveau cabinet a dû lui coûter des sous !
N'est-il pas possible de supputer que le prix demandé était trop élevé ou que l'installation ne plaisait pas ?
23/10/2005 à 13h12
Le Choixpeau magique Ecrivait:
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> N'est-il pas possible de supputer que le prix
> demandé était trop élevé ou que l'installation ne
> plaisait pas ?
Non un calcul simpliste et la certitude de reprendre la clientèle de la consoeur à moindre coût, dans un petit pays tout se sait très vite.
Quand tu arrives à l'âge de la retraite, tu constates que les "vautours" apparaissent et rodent en attendant la mort( professionnelle) du vieux. Mais cela arrive aussi lors de décès accidentels, personne n'est à l'abri.
Le mot Fraternité n'est inscrit que sur le fronton des mairies.
A+
23/10/2005 à 14h36
ZORBECA Ecrivait:
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> Pier Ecrivait:
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> > Un seul mot d'ordre: Foncez!!!!
>
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> Mais pas la tête baissée...
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> Il y a parfois des pratiques qui me dégoutent, pas
> loin de chez moi, une consoeur avait crée un
> cabinet super bien équipé, elle bossait bien à 4
> mains ce qui est rare dans mon coin. Son mari a
> été nommé à Singapour, elle a souhaité le suivre.
>
> Mise en vente, aussitôt une jeune consoeur s'est
> portée acquéreuse d'une maison à 100 mètres et a
> annoncé son installation. Résultat pas de vente du
> cabinet etc...
>
> Je ne trouve pas cela très confraternel, et ne
> souhaite pas à ma nouvelle consoeur de réussir, et
> je ne me gêne pas pour le dire.
>
> La roue tourne, il faut y penser.
Ca m'énerve ce genre de discours...
C'est ta vision.
23/10/2005 à 14h56
Bjorn Ecrivait:
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> ZORBECA Ecrivait:
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> Ca m'énerve ce genre de discours...
> C'est ta vision.
>
>
Et oui, mais je respecte la tienne.
Amitiés.
23/10/2005 à 15h03
Ce n'est pas une question de respect, tout cela peut être discuté de façon très rationnelle Zorbeca.
Tu veux comparer la situation des confrères de 30 ans en 2005 et ceux de 30 ans en 1970?
23/10/2005 à 15h17
J'ai connu 1970 et 2005.
Comment tu vois 2035, tu penses que de créer une petite unité dans son petit coin ce soit l'avenir.
Je crois au cabinet de groupe et à la SEL.
Je viens d'investir 250 000 euros dans mon cabinet et je n'ai aucun regret, j'ai une activité plus que satisfaisante, j'ai connu les 70 heures par semaine, j'en suis à 32 en vivant très bien, je suis dans un cadre idéal avec du personnel performant, ma jeune consoeur qui va prendre ma suite dispose de tout pour une début de carrière.
Pendant ce temps, j'en connaîs qui rament.
Amitiés
23/10/2005 à 15h20
ZORBECA Ecrivait:
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>>
> Pendant ce temps, j'en connaîs qui rament.
C'est bon pour les bras.
23/10/2005 à 15h22
mac Ecrivait:
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> ZORBECA Ecrivait:
> --------------------------------------------------
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> >>
> > Pendant ce temps, j'en connaîs qui rament.
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> C'est bon pour les bras.
>
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>Il y a 1 an j'ai diné avec D'Aboville, un spécialiste.
23/10/2005 à 15h31
ZORBECA Ecrivait:
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> > Comment tu vois 2035, tu penses que de créer une
> petite unité dans son petit coin ce soit
> l'avenir.
>
> Je crois au cabinet de groupe et à la SEL.
Ce n'est pas le sujet.
23/10/2005 à 17h04
Bjorn Ecrivait:
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> ZORBECA Ecrivait:
> --------------------------------------------------
>
>
> Ce n'est pas le sujet.
>
Si car lorsque tu t'installes, tu fais un choix pour l'avenir, c'est comme pour l'immobilier lors de l'achat il faut déjà penser à la revente.
23/10/2005 à 17h10
Le sujet est création ou installation.
Pas selarl, grosse structure ou petite structure.
Tu peux créer une grosse structure ou en racheter une petite...
23/10/2005 à 17h33
Bjorn Ecrivait:
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> Ce n'est pas un combat.
Je le sais très bien.
Amicalement
24/10/2005 à 12h05
Je pense que Zorbeca n'est pas hors sujet.
Les chirurgiens dentistes sont les rares professionnels à ne pas envisager la transmission de leur cabinet (dans leur majorité).
Bien sûr, on peut créer à 100 m mais au prix de quel investissement et si certains réussissent, d'autres se plantent gravement au bout de quelques années parce que les investissements ont été bien trop importants. Il faut prendre la pleine mesure de son marché (oui, je sais, c'est un gros mot zappez pas).
Lorsque le vieux arrête, les patients ne vont pas obligatoirement vers le jeune à 100 m, qui peut même faire peur en étant "trop moderne".
le fait de prendre la succession d'un dentiste d'expérience, c'est d'abord se créer une référence, et se forger la sienne par rapport à elle.
c'est ensuite enchaîner dans une vitesse de croisière très rapidement qui va alors permettre de programmer les investissements pour arriver aux résultats désirés avec plus de sécurité;
Mais cela signifie aussi que les praticiens préparent leur sortie, actualisent leur plateau technique jusqu'au bout, ne baissent pas leur chiffre d'affaire pour minimiser le coût du départ en retraite.
en Alsace Moselle, les notaires n'achètent ni ne vendent leur étude. A quoi bon la bichonner lorsque l'on va céder son activité...toutefois, le jeune notaire qui reprend, met 4 à 5 ans pour remettre l'étude dans le droit chemin, c'est le prix à payer.
On risque d'arriver dans les mêmes configurations où certains praticiens, dans les 10 dernières années de leur exercice ne font que changer le papier peint pour ne pas créer trop de frais pour pas grand chose.
Pour assurer la transmission dans de parfaites conditions, le choix stratégique, juridique, financier et fiscal s'impose et il y a des situations où la notion de société peut sauver la pérennité du cabinet.
En conclusion, la cessation d'activité c'est le bouclage de la boucle, autant s'y mettre à deux pour en entamer une autre, compte tenu des enjeux.