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commentaires parisiens
08/06/2006 à 16h19
"...sans laisser de possibilité de manoeuvre iatrogéne..."
Les véritables manoeuvres iatrogènes sont: 1)toutes les interventions en bouche à visée occlusale où le praticien n'a pas défini son but thérapeutique, le plus souvent par manque de critères objectifs, et ce, quelle que soit la technique utilisée (jeanmonod, gouttières, meulages appelés sélectifs, etc...), il n'y a pas de contrôle du résultat obtenu. Le confort du patient n'a pas de sens et l'harmonie et l'équilibre non plus, on est dans les dizaines de microns.
2)toutes les interventions tout court parce que nous modifions la donne quand nous extrayons, restaurons, guidons, etc...
Iatrogène aussi par la faute du patient qui n'a pas conscience de l'enjeu ou ne veut pas le savoir, genre: "merci d'extraire ma dent, point barre".
10/06/2006 à 10h48
bonjour à tous,
cher isaïe, ma patiente fibromyalgique est effectivement hypo droit (sans son percing, car avec elle est equilibrée ! ca se complique !!) j'ai trouvé un contacte non travaillant sur 34. elle est alors equilibrée bouche fermée. et si elle remet le percing elle hypo gauche (il l'equilibrait ce percing ou quoi ?
10/06/2006 à 11h10
C'est l'addition de deux déséquilibres, ce qui au bout du compte et avec de la chance peut donner une posture correcte, mais les conséquences ne sont pas que posturales. C'est ce qu'on pourrait obtenir avec des semelles en compensation du parasite occlusal. C'est pour cette raison qu'il est raisonnable de se débarasser du parasite occlusal en priorité. Et ce, après avoir déterminé une position de repos, laquelle n'est pas si simple à obtenir et n'a jamais été décrite de façon exhaustive, nous l'avons vu ce w e.
Les patients doivent être prévenus du danger des piercings et il vaut mieux ne pas entreprendre de corrections occlusales chez un patient qui ne le comprendrait pas, l'insatisfaction est garantie.
10/06/2006 à 11h35
Egalement ce we, nous avons vu par contre un piercing du nombril qui donnait une hypo gauche sur une hypo gauche induite par l'occlusion. Cas occlusal pas simple pcq bout à bout molaire, on sort des NT inducteurs d'hypotonie, mais le confetti trahit vite le coupable. Je souligne au passage le regard d'aigle de Humb, premier à déceler le parasite ombilical, le Mâcon blanc entretiendrait la vue, travail statistique à mener.
10/06/2006 à 11h59
Et l'amibe s'est découvert des problèmes de pied. Il revient à Paris le 22 pour voir une podologue....
10/06/2006 à 13h43
ben Ecrivait:
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> Et l'amibe s'est découvert des problèmes de pied.
> Il revient à Paris le 22 pour voir une
> podologue....
mais non, c'est un problème de cheveux Ben, de cheveux !!!
11/06/2006 à 17h04
Ceux qui ont pu apprécier l'accueil de Ben et l'organisation d'Amibien auront vu que le tonus musculaire général (et donc des m. masticateurs) est physiologiquement variable et que ces variations sont durables, tout aussi physiologiquement, même Reboutix en conviendra. D'où la difficulté d'obtention et d'interprétation d'un état de repos, de neutralité pour lequel la plus grande prudence est de rigueur. Pour mémoire, notre intervention occlusale n'est pas basée sur l'état de repos, mais sur la différence IM-BO + latéralités.
En venant à Paris, j'avais encore une expérience sur le feu avec mes 6 volontaires, elle vient de se terminer.
Y aurait-il un moyen physiologique de rétablir immédiatement la symétrie du tonus musculaire suite à toutes les asymétries physiologiquement provoquées que nous avons mises en évidence, c'est à dire de remettre instantanément le compteur tonique à zéro? Ou bien, autrement dit, d'échapper aux variations toniques imposées par la physiologie des capteurs sensoriels par exemple?
Il est probable que la réponse à cette question soit d'une importance plus que capitale.
11/06/2006 à 19h14
bin tu n'as pas donné la réponse !!!!!!!!!!!! vite vite que diable... tu veux nous faire languir ?
11/06/2006 à 19h43
Paris 2007?
J'attends encore un peu, mais si c'est correct (contrexpérience avec anesthésies cette semaine), alors les dents ne sont pas des dents et les mots me manquent pour le calendrier d'éruption.
11/06/2006 à 23h05
Perso ce qui m'a tj scié c'est que l'émail dérive de l'ectoderme.
12/06/2006 à 10h07
On sait que:
A.
1) IM = modification tonus musculaire général
2) Stimulations physio= modification tonus musculaire général
B.
1) Les corrections confetti rétablissent la symétrie.
2) La responsabilité de l'asymétrie induite par l'IM est mandibulaire par les pté.
3) On retrouve grosso modo les mêmes symptomes liés aux mêmes dents.
Deux questions se posent:
1) Comment ne sommes-nous pas en asymétrie tonique permanente de par les infos physio?
2) Comment peut-il y avoir un organe-cible en cas d'asymétrie en IM alors qu'on est certain que l'induction de l'hypotonie passe par les pté? C'est très difficile d'imaginer une telle spécialisation de ce muscle en particulier, ce serait un muscle plus important que le cerveau. On peut rêver, mais il y a des limites.
Bien.
Puisqu'il n'y a très probablement pas de discrimination possible dans l'induction de l'hypotonie( ou bien il y a étirement musculaire passif des pté ou bien il n'y en a pas), il faut se poser la question logique: y aurait-il alors une discrimination possible dans sa neutralisation? Et avant de savoir si il y a une discrimination possible, il faudrait savoir si cette possibilité de neutralisation existe.
Qui ne suit pas?
12/06/2006 à 15h31
Je te suis (du moins le le crois) mais cela voudrait dire que le chemin choisi par la tentative de correction est variable d'une personne à l'autre et il faudrait vèrifier si le fait d'induire une hypotonie par d'autres contcts nuisibles produit la m^me pathologie chez le patient en question...
me trompe-je ?
12/06/2006 à 18h58
Amibien bienaimé,
Il ne doit pas y avoir de variations dans le fonctionnement neuromusculaire d'un individu à l'autre. De plus, l'observation des pathologies est intéressante, mais il sera difficile d'extraire la cause occlusale.
J'ai repris la liste des hypotonies induites physiologiquement (évoquées à Paris, ceux qui étaient présents vont tout de suite comprendre) avec quelques patients qui sont de vrais neutres en IM.
Importantissime: ne pas perdre de vue le tableau des durées d'induction d'hypotonies en fonction de l'âge, on a une bonne quarantaine (tiens!) de secondes d'observation devant nous.
La pose d'acide citrique 5% sur la langue donne une hypo gauche instantanée.....MAIS la déglutition dents serrées rétablit la symétrie tonique dans la seconde !!!!!, (contrairement à la déglut avec interposition linguale.) Or, même en laissant le stimulus en place, il n'y a pas d'hypotonie induite pendant près de quarante secondes.
Qu'est-ce qui dans la déglutition serait donc bénéfique au tonus musculaire général? C'est simplement la mise en IM sur une occlusion neutre (pcq il n'est pas nécessaire d'avaler): cette mise en IM remet régulièrement le compteur tonique à zéro, de façon certaine pendant 40 bonnes secondes. Il suffit de répéter cette expérience avec toutes les entrées sensorielles, proprioceptives, somesthésiques, nociceptives, la simple mise en IM supprime systématiquement l'hypotonie induite par ces infos physio.
Je m'avance, mais c'est peut-être la seule raison raisonnable du rythme de la déglutition salivaire: la déglutition dents serrées empêche l'installation des hypotonies physiologiquement induites.
On suit? Parce qu'après ça décoiffe complètement, mais tout devient facilement vérifiable et on retombe sur le problème occlusal.
12/06/2006 à 21h32
Je l'avais pressenti dés l'an dernier, en janvier 2005, ce role de la deglutition, suite à une interrogation de jeff2 (cf mon poly sur les SB pour ceux qui l'ont).
12/06/2006 à 22h29
En résumé de ceci, il est clair que l'occlusion est un vulgaire parasite du tonus musculaire par étirement passif de l'un ou l'autre ptérygoïdien.
Mais l'occlusion a aussi un statut de haute noblesse, qui est la régulation dudit tonus musculaire et ce uniquement par les dents du maxillaire supérieur qui sont éminement spécialisées dans cette régulation, nous l'allons vous montrer tout à l'heure, s'il reste quelqu'un dans l'auditoire...
A noter que l'embryologie et la phylogenèse étaient déjà une indication que quelque chose de particulier se passait avec les dents des mammifères.
Des dents pour manger? Allons donc, à genoux, un peu de respect, nous travaillons certainement sur un des éléments clés du système nerveux central.
Exemple.
Une nociception induit une hypo droite de 40 secondes. Un contact léger (petit coup avec l'ongle) sur le bord incisif de 11 supprime instantanément l'hypotonie induite: la 11, et rien que la 11! Faites le tour des 31 autres, rien de rien. Et ainsi de suite pour toutes les infos physiologiques = somatotopie digne du meilleur du Siècle des Lumières, éblouissante de raison. Beaucoup plus simple pour aller trouver l'origine d'un deltoïde douloureux.
Que sont alors nos NT confetisés, inducteurs d'hypotonie? Simplement des parasites occlusaux qui empêchent ces contacts T régulateurs du tonus de jouer leur rôle.
Il est alors tout aussi lumineux que chaque cuspide, merveille de la nature, a son rôle particulier : le blocage de l'hypotonie induite par l'info acoustique unilatérale se fait sur la cuspide DP de 16 ou 26 (homolatéral à l'info), nulle part ailleurs.
12/06/2006 à 23h14
Je suis étonné qu'amibien n'est pas dit" je serre les dents pour ne pas avoir mal à la tête, ça devient très très ardu!"
12/06/2006 à 23h40
Je me demande ce qui se passe si la 11 et les "6" ne sont plus là ! continuons, stp isaïe ...
12/06/2006 à 23h43
dr.demolay Ecrivait:
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> Je suis étonné qu'amibien n'est pas dit" je serre
> les dents pour ne pas avoir mal à la tête, ça
> devient très très ardu!"
on en reparle à Lyon, vieux frère !
13/06/2006 à 01h25
Isaîe,ne t'arrète pas!!!
Est-ce qu'il est possible qu'un individu par réflexe cherche à bloquer une hypotonie provoquée
en allant appuyer involontairement ou intuitivement sur une cuspide x qui le replacerait en équilibre?Et inversement.
Deux cas de désordre des ptérygoîdiens:
-fracture sous condylienne:arrivée il y a 1 mois- Gros désordres occlusaux,multisymptômes à distance,impossibles à corriger car trop de dents à coronoplastier.
-luxation méniscale:gros problèmes de PTERYG.Est-ce que dans ce cas n'est-il pas préfèrable de redonner aux Pter.une isotonie avant de pratiquer des meulages?
13/06/2006 à 08h05
Cher Humb,
c'est encore un univers qui s'ouvre. L'annulation de l'hypo induite par l'étirement des pté médial et latéral se ferait par contact sur la cusp v des 14 et 24 (8 cas sur 8), homolatéralement à l'extension: il faudrait donc que le patient puisse les attraper en IM: soit éliminer les NT ou alors, comme tu dis coronoplasties.
"Est-ce qu'il est possible qu'un individu par réflexe cherche à bloquer une hypotonie provoquée en allant appuyer involontairement ou intuitivement sur une cuspide x qui le replacerait en équilibre?Et inversement."
J'ai tendance à penser que la régulation doit se faire de cette façon. Je dois encore vérifier le rôle de ces cuspides sup sur les prothèses amovibles. Si positif, il faudra chercher le trajet emprunté.
13/06/2006 à 10h24
... ce qui veut dire également que la somatotopie de la correction ne pourra être qu'approximative pcq l'origine peut être variée (NT), contrairement à la somatotopie de l'objectif (T). Et que..., tiens, encore personne dans l'auditoire, je continuerai tout à l'heure, Amibien, bure bicolore, doit être occupé à déguster son beurre de yack.
13/06/2006 à 12h29
Un exemple.
Patiente, 40 ans, acromégalie, tumeur hypophyse opérée, traitement hormonal, mais pas de stabilisation. Maux de tête permanents.
La patiente refuse l'irradiation de l'hypophyse.
L'occlusion est devenue chaotique étant donné le problème hormonal. Le CMF et l'ortho veulent s'abstenir étant donné le caractère non-stabilisé de la maladie, évolution incontrôlable. Pourtant l'apparition de deux articulés croisés latéraux justifierait cette option.
Grosse hypo droite (comme tous les problèmes neuro). Le contact léger sur 11 éteint l'hypo droite, mais cette dent n'est plus dans l'arcade. Si on élimine les NT et les T pour y arriver, il ne va plus rien rester + longue période de multiples récidives garantie. Je place donc un compo (1,5 mm) en palatin pour rendre à la 11 son rôle "d'interrupteur tonique". Retour immédiat à la symétrie tonique et donc, dans ce cas, sans réduction de l'émail.