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comment apprendre aux patients à tenir la brosse à dents ?
11/02/2005 à 13h35
et les ricains viennent de le mettre en évidence!: c'est tout de même sérieusement documenté depuis 5 ou 6 ans maintenant.
11/02/2005 à 13h56
Cher ami Alhoun,
merci de le préciser...
je n'ai pas eu besoin des ricains pour le comprendre intuitivement et, il faut le dire assez empiriquement...
d'autre part, cela fait au moins quinze ans que je suis derrière les bêbêtes de façon soutenue, mais cela ne fait que trois ans (bientôt) que j'ai systématisé ma recherche à tous les patients, je dis bien tous...
n'oublions pas que nous sommes en Europe et que les ricains ne vont pas mettre du beurre dans nos épinards...
bien au contraire, des gens outre-atlantique font un marathon pour vous "apprendre" à chasser les bêbêtes....
rendez-vous à Capbreton pour encore mieux fourbir nos armes...
11/02/2005 à 13h58
c'est même plus ancien ... offenbacher en 1996 si je ne dis pas de bétises . la surface infectieuse développée pour une parodontite modére representant la valeur de la surface interne de la main imaginons que les interactions avec le corps sont complexes et multiples sournoises et pernicieuses voire vicieuses !!!!!! c'est un problème de santé publique ah bon !
11/02/2005 à 15h04
Ou en est le pole de recherche actuellement , amibien , sur Eugenol? . On a bien avancé?
11/02/2005 à 15h51
Phil,
tu as tout-à fait raison et déjà à l'époque je dessinais un carré de 5 cm de côté en disant au patient que dans sa bouche il y avait un ulcère chronique de cette taille derrière les gencives...
c'est très imagé mais cela ne suffisait pas encore aux patients pour comprendre...
les sondes ADN non plus n'aident pas vraiment...
seul le microscope est de taille à relever le défi...
continuons à pousser le bouchon, cela devient intéressant...
11/02/2005 à 15h52
Cher Adhoc,
comme tu vois c'est la croix et la bannière...
mais comment voulez-vous faire bouger les choses au niveau des pouvoirs publics si vous restez endormis ?
11/02/2005 à 21h26
les sondes ADN non, mais les tests PST renseignent sur le risque paro.
Les utilises-tu ?
Adaptes-tu ta méthode en fonction du risque ?
Ce qu'a dit phil me semble incontournable ; haut degré de personnalisation...
Entretien, questionnaire médical pour les antécédents, pds familiaux (au niveau dentaire bien sûr), exam complémentaires (microscope, radios, PST???) voilà qui oriente déjà pas mal!!!
Il faudrait que j'aille encore plus loin et adapter le brossage en fonction du type de parodonte mais là je reste sur la facilité, le même pour tout le monde...
Par contre j'adapte la prescription selon le risque (dentifrice, bains de bouche...).
Si qqun utilise le test PST je suis à l'écoute des plus et moins du truc!!!
11/02/2005 à 21h59
LE PST test adn pour bacteries mortes ! meridol et pierre fabre font ce genre de trucs ....( kif kif )
problème : tu présuppose connaitre les bacteries parodontogènes puisqu'il faut des brins d'adn, donc tu dois bien connaitre à mon avis la microbio et la manière d'éliminer ces bactéries ( pas d'antibiogramme avec ces tests ) et cela ne te renseigne pas de façon fiable puisque tu ne teste que ce que tu presuppose trouver. les test par contre sont vraiment valables . Ils sont fiables très sensibles et spécifiques .
soit tu envisages cela pour des cas particuliers ( ce que je fais ) qui répondent mal ( ce qui est assez rare une fois que tu as éliminé les mauvais brosseurs les atteintes inter radiciulaires évoluées ou les fumeurs ) ou à chaque fois que tu dois poser des implants dans une bouche peut être à risque ,soit tu fais cela de façon systématique comme pour le brossage on uniformise et en fait on a un outil et des résultats qui ne serviront pas forcemment mais c'est discutable puisque pour chaque cas tu donnes un nom sur un certain nombres de bactéries qu'il faudra éliminer donc refaire un nouveau test ( donc cout ) . Le jeu en vaut-il la chandelle.......assuremment pas pour les gingivites et les parodontites de l'adulte peu agressives.... pour les autres ........
il te reste ausi les mises en culture laboral = van Winkelhoff
toulouse = Sixou . Pb il te faut des bactéries vivantes donc pbs de transport ....
En outre , quelle valeur leur donner lorsque cela ne répond pas puisque tu auras peut être donné déjà des antiseptiques voire des antibiotiques donc fait une sélection ....
12/02/2005 à 11h06
Phil a raison, pourquoi continuer à s'emmerder avec ces trucs de pêcheurs... il vaut mieux plonger pour voir...
12/02/2005 à 19h53
Question terre à terre
Le microscope, la brosse à parodonte, le traitement personnalisé (merci Phil tu es un mec ENORME)....les bactéries etc...
Oui mais voila, on ne s'adresse pas à des enfants ni à des ados, nous avons des patients qui ont au minimum 40 à 50 années de brossage défectueux. Par miracle ces gens vont changer....durablement. J'en doute.
Je m'occupe et oui, j'ai cela en plus, d'aide aux personnes ayant des conduites dites addictives.
Nous parlons en rechute pour faire des statistiques.
A votre tour, pouvez vous me donner quelques chiffres à N+1, N+2 etc
Certains d'entre vous êtes fumeurs ou étiez fumeurs (Alhoun, Amibien) comment l'expliquer au patient. J'ai connu un médecin-chef en Psy qui est mort de l'alcool pourtant il savait.
A+
12/02/2005 à 20h19
Je vais encore se faire dresser les cheveux sur la tête des confrères fâchés avec le HN, mais lorsqu'un patient paie pour avoir un parodonte sain il devient paroconscient et il fait ces soins locaux avec assiduité.
Il est très rare que mes patients traités en paro médicale ne respectent pas mes instructions.
C'est vrai que je passe beaucoup de temps à leur enseigner une bonne technique de brossage, ils partent tous avec une ordonnance personnalisée en fonction de leur pathologie établie à l'aide de test sonde ADN.
Lorsqu'ils reviennent au prochain rendez-vous si le terrain n'est pas encore assez assaini, je reprends tout au début,petit à petit les résultats sont là et la maladie régresse sans problème.
12/02/2005 à 20h56
Emma, j'ai passé et je passe des heures et des heures à sortir des gens de l'alcool, cent fois sur le métier... J'ai et j'ai eu beaucoup de bons résultats, aléatoires souvent, ne pouvant les tenir sans arrêt à bout de bras.
Un moment il faut qu'ils se prennent en charge. Mais quelle satisfaction quand les enfants et le conjoint vous remercient.
Pour l'alcool, on ne peut juger qu'après 1 an d'abstinence. Et la première année est longue, longue....
Donc je souhaite avoir des résultats à long terme en paro médicale.
A+
12/02/2005 à 22h23
Zorbec vieux sage .... c'est vrai qu'un patient de 50 balais a ses vieilles habitudes et a cet age il a souvent un peu d'argent . Moi je ne suis pas persuadé que l'argent motive pour être plus efficace . Pour certains oui mais par pour tous . Nous avons bien d'autres arguments à mettre en valeur pour motiver ( terme que j'aime peu ) nos patients . Le retour à un bien être , la peur de l'appareil ,une prise en charge professionnelle ( ils aiment à se sentir épaulé ) etc etc.... C'est pas non plus une histoire de psy . Les gens préfèrent souvent les gens humains aux autres ....La clé de la confiance de nos patients est souvent la . Une bise une tape amicale sur l'épaule etc etc cela vaut souvent tous les microscopes du monde ... et en plus qu'en tu en a un alors.....
zorbec je te remercie de la comparaison avec l'alcool nous avons tous nos travers et nos défauts . Changer ses habitudes de brossage c'est comme arreter de boire ..c'est dur pas facile et on a des moments de vide . Je suis un ex fumeur . C'est devenu un atout pour mon travail l'arret du tabac pour aider et pas pour condamner ...
bises du soir à tous
13/02/2005 à 02h34
Chère emma,
comment arrives-tu à voir que le terrain est "suffisamment assaini" avec tes sondes ADN ?
de plus, l'antibiothérapie conseillée par les labos est toujours la même quelque soit l'antibiogramme...
d'autre part le coût du traitement n'est pas un garant de la motivation du patient, il y en a qui sont tellement cons qu'ils croient au miracle et estiment qu'une fois que le traitement a été effectué par nos soins il n'y a plus besoin d'être vigilant et relâchent leur hygiène et ne veillent plus à contrôler les vecteurs potentiels de réinfestation...
quand tu passeras au microscope, tu abandonneras tes sondes, au point même de te demander pourquoi tu les as utilisées, et tu comprendras que là où les sondes se montraient rassurantes et bien en réalité il n'y avait pas de quoi pavoiser...
à bientôt à Capbreton...
13/02/2005 à 02h37
ZORBECA a écrit:
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> Donc je souhaite avoir des résultats à long terme
> en paro médicale.
>
> A+
Pourtant l'alcool tue les microbes...alors laisse-les boire !
13/02/2005 à 02h55
Oui, mais il faut le prescrire en bain de bouche avec gargarisme.
Par contre, il reste le Pb. des handicapés.
13/02/2005 à 04h02
Tu fais bien d'en parler et quand je vois mes patients manipuler la brosse je me dis qu'ils sont tous handicapés de la main...
Pour les handicapés, il reste la solution d'une tierce personne et en hôpital, il ne faut pas compter sur les infirmières, pour les autres qui sont quand même mobiles et qui parviennent en nos cabinets il faut penser à la brosse électrique mais encore une fois, elle doit être manipulée de correcte façon, dans le style de Bass, et c'est sans danger vu que le calibre des poils des brosses électriques est entre 10 et 15/100...
Il faut penser à la meilleure stratégie en fonction des cas... et pour être handicapé il suffit d'avoir un bête problème d'articulation de l'épaule ou du coude...
13/02/2005 à 10h21
c'est vrai l'amibe le handicap pour le brossage n'est pas si rare que cela et se presente sous formes multiples et variées.
13/02/2005 à 19h24
malheureusement,le gros pb du brossage chez les patients handicapés, moteur ou cérébral léger ,reste l'absence d'aide ds les centres où ils se trouvent en semaine ,et à part les voir tous les mois pour l'instant je n'ai rien trouvé alors vite,une idée please!!
13/02/2005 à 20h17
il n'y a pas vraiment de solutions à mon avis en dehors d'un travail fait par une personne externe .... mais parfois les autres handicaps sont tellement lourds que les problèmes buccaux passent au second plan .
le problème est déjà d'ordre humain . Peut il ou ne peut il pas comprendre ... ensuite peut il ou ne peut-il pas se servir de ses mains . ensuite peut-on faire un bilan . Peux-t-on lui demander une approche aussi rigoureuse qu'à un autre patient . Pourra - t- il utilisé des techniques et des produits sans dangers etc etc
il n'y a pas de vraies réponses Chaque cas est unique .... tu veux que je te dises : si demain mon fils ou ma fille sont handicapés je les aiderai avec toute mon énergie et tout mon amour et je m'adapterai ..... parfois ce sont nous les handicapés qui ne savons pas trouver les solutions loin des écoles des idéaux et des concepts tout faits....
14/02/2005 à 13h37
Au fauteuil j'essaie au max de les aider et je trouve tjs une pte place pour la fameuse visite
de "nettoyage" mais svt on aimerait faire plus .Chez les patients que je soigne ,leurs accompagnants
sont très motivés et c'est pourquoi j'essaie de faire au mieux pour eux ms ce n'est pas simple
14/02/2005 à 15h03
1/ comme j'ai été chez l'amibe je dirai rien sur le brossage.... on verra à capbreton...
2/ 7 ans de bons et loyaux services dans un centre de handicapés, une aprés midi par semaine.... j'ai essayé et essayé... et j'ai démissionné en septembre car aucun suivi de mes conseils de brossage (voire pire).... donc je les ai laissé choir en espérant qu'au niveau de la direction ils seront suffisemment emmerdés par les difficultés logistiques liées aux transports dans les cabinets privés (une ambulance + 1 chauffeur + 1 infirmier et tout ça bloqué sur une aprés midi...) pour me rappeller à MES conditions.....
j'aurais des tonnes de choses à dire sur le travail avec les IMC et des tonnes sur la façon dont ces gens sont laissés en plan dans leur coin (c'était LEUR année, 2004, Chirac l'a dit... c'est celle où on leur a sucré la CMU qu'ils avaient obtenue 6 mois auparavant, sachant que s'ils sont logés dans une maison d'accueil ils touchent dans les 60 par mois, même pas un paquet de clopes par jour...ah ah ah ah!!!!), sur la misére des centres d'accueil, sur le manque de personnel et le manque de formation, sur tout ce que ces gens m'ont apporté et appris (quelles leçons!!!) bref c'est pas encore le moment d'en parler pour moi car ça fait mal... un de ces quatre peut être?
14/02/2005 à 15h19
Devant tant de difficultés à résoudre quotidiennement dans cette galère dentaire, il m'arrive de penser que je suis un handicapé du cerveau...!!!
(coup de blues, besoin de soleil)
14/02/2005 à 20h01
Un breton c'est têtu.
J'attends vos pourcentages de réussites
à...... 1 an, je suis gentil avec vous.
Algi, pour les handicapés, je peux t'écrire un ouvrage.
Ou plutôt tout se résume dans une phrase
"Pourquoi vous voulez changer les choses, ça marche comme cela"
Réponse d'un directeur de CHS sur mes interrogations concernant "le Quart-monde dentaire " dans le milieu des handicapés.
A+