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question
19/06/2004 à 16h43
Il est clair que sur les dents en biopulpectomie, le pourcentage est de loin plus élevé. Si tu fais gaffe de ne pas foutre des bactéries dans le canal au moment du traitement et si ta restauration coronaire est étanche, le % de succès en supérieur à 95%.
Le problème est différent quand il s'agit de reprise, parce que tu ne sais jamais ce que tu vas trouver, que les canaux sont généralement infectés et que tu n'es pas sûr de pouvoir perméabiliser le canal sur toute sa longueur. Le succès ne dépasse pas les 75% (en fonction des études).
19/06/2004 à 16h51
Exact. Cela dépend de plusieurs paramètres. Et le problème ne concerne pas que les niti. On a toujours cassé des lentulos, des tires nerfs, des compacteurs de Mc Spadden, des racleurs...
En résumé : on essaye de comprendre quel est l'instrument cassé (sauf quand c'est toi qui l'a cassé) puis pourquoi. Ensuite où, dans quel type de canal.
Au début on essaye de passer à coté avec une lime acier puis de le vibrer aux limes ultrasons.
Si on passe pas à coté, il faut ouvrir un peu plus coronairement, puis vibrer avec des inserts ultrasons en tournant dans le sens antihoraire. ATTENTION : uniquement si on voit l'instrument sinon on risque des perfos.
Puis si on y arrive pas aux ultrasons et qu'on a dégagé 2 à 3 mm de sa tête on essaye de l'attraper avec un système de retrait type MASSERANN (trop large - faire attention- si tu l'utilise un peu bas dans une racine mésiale, tu peux extraire la dent) ou l'IRS (même principe - plus fin - mieux adapté aux niti).
Si on arrive pas, ou si l'instrument est au delà d'une courbure, on prépare, on irrigue à mort, on obture, on surveille.
Patrick : pour les fractures du violet, je reviens à l'utilisation de la lime manuelle. Essaye et donne moi des nouvelles.
Pour le laser, je n'en ai aucune expérience.
19/06/2004 à 17h07
Salut TheSharky,
Moi je t'ai reconnu... Passe le bonjour à Willy si tu le vois car cela fait longtemps que l'on ne s'est pas revu.
A propos, as tu vu le dernier papier dans l'IEJ sur les systèmes d'obturation (comparaison de 7 systèmes) ? Les résultats vont vraiment dans le sens de nos dernières discussion.
Ravi que Marc Apap ait calmé ses ardeurs, car la littérature scientifique reste quand même la meilleure de nos alliées et quand je parle de scintifique, je ne parle pas de la rubrique "j'ai testé pour vous, et faites moi confiance, ça marche".
j'étais parti du site il y a plusieurs mois à cause de tout cela, et je suis content de revenir car les discussions deviennent plus intéressantes ...
Allez, sans rancune à personne et vive l'endodontie... Science exacte puisque en fait, personne n'a jamais de problème et que toutle monde fait comme il faut !
Concernant le post en réponse au travail sur l'irrigation de Yves Yana : j'irai dès la semaine prochaine chercher la thèse encadrée par Marc Apap car cela m'intéresse. et malgré tout, Yves Yana est un très grand monsieur de l'endodontie qui mérite un peu plus qu'une comparaison avec un travail de thèse de deuxième cycle !!! Tous les restaurants proposent à manger, mais les 3* Michelin restent quand même meilleurs que le resto U !!
19/06/2004 à 17h18
C pas sympa pour Marc. De toutes façon, il n'a jamais prétendu faire des testes scientifiques, et c'est vrai que parfois certaines choses qu'il écrit peuvent choquer, mais on n'est pas obligé d'être tous d'accord.
Il teste des produits et les avis qu'il donne sont les siens. On n'est pas obligé d'y adhérer. Et je pense que même s'il a ses préférences personnelles qui peuvent influencer ses écrits (ce qui est le cas de nous tous), je le connais assez pour savoir qu'il est passionné et honnête.
On oublie souvent de dire qu'il travaille sur l'endo depuis des années, et que l'Excalibur c'est lui !!! On peut aimer ou pas mais au moins il a le mérite d'avoir travaillé dessus.
19/06/2004 à 17h20
Dites donc ça chauffe fort ici !
Allez les Sharkys (1 et 2) ne soyez pas si aggressifs avec Marc Apap... C'est bien ce qu'il écrit, et il rend surtout service à tous les monipraticiens qui sont noyés sous la publicité souvent mensongère. Sa rubrique a le mérite de nous tirer de cette dédale. Même si parfois je ne suis pas toujours d'accord avec tout ce qu'il dit (surtout en endo, discipline qui me concerne plus). Il m'a par contre bien rendu service sur le choix des adhésifs quand je faisais de l'omnipratique. Peut être Marc si je peux vous donner un conseil, faudrait-il en plus des tests personnels, argumenter avec de la littérature ; cela fournirait un élément de réflexion supplémentaire.
19/06/2004 à 17h34
C'est exactement ce que je viens de répondre à Sharky2, Stéphane (tu es celui du bouquin d'endo avec Pertot, non? celui du Mickael Youn à la télé?).
Je suis désolé, j'ai fais de la provoc au début.
J'en ferais plus promis, c'est pas le but du forum mais c'était juste pour faire réagir Marc.
Et puis, Sharky2, d'abord c'est pas sympa d'utiliser mon pseudo. Et puis, on arrête les attaques perso. (j'ai des doutes sur qui tu es, en référence à la discussion sur l'obturation).
On adore tous l 'endo et on va essayer d'en discuter et de faire avancer les choses en rendant service si possible.
Allez y les gars posez toutes les questions que vous voulez sur l'endo, si on peut vous aider, ce sera avec plaisir. Et en plus je suis sur qu'on apprendra des tas de trucs intéressants.
19/06/2004 à 18h21
Bon, merci à tous de vos remarques : effectivement, je revendique la subjectivité et je l'ai écrit et dit plusieurs fois. Sauf que je regrette un peu que l'on dise que je ne m'appuie pas assez sur la littérature scientifique, car en réalité, je fais toujours une recherche bibliographique lorsque j'aborde des sujets qui ne me sont pas spécialement familiers. Cela ne transparaît peut être pas assez. C'est un choix, d'autant que je ne cite pas cette biblio à la fin de mes articles.
J'ai voulu être un peu provoquant dans les messages précédents, vous devez savoir que c'est ma nature.
Pour la thèse de Cédric Thorin (Intérêt de la synergie Instrumentation, irrigations, vibrations en endodontie), c'est plus une thèse de recherche que de deuxième cycle. Nous ne prétendons pas avoir révolutionné le monde, mais simplement fait une mise au point : en 1984, les ultrasons dominaient le marché comme système d'irrigation annexe. L'inconvénient, c'est qu'ils étaient un peu dangereux pour les canaux, avec des risques de perforations. Je me suis dit qu'il était peut être possible de trouver un système moins coûteux pour obtenir les mêmes résultats, et en irrigue et prépare en même temps les canaux, sans risque de fausse route. Après fait quelques études pilotes sur des canaux en plastique avec des solutions colorées, je me suis rendu compte qu'en agitant même à la main la solution dans un canal de 10/100 de mm, on pouvait la faire arriver jusqu'au bout alors que c'était impossible avec une aiguille de seringue endodontique. Cédric, qui était étudiant en 5ème année à l'époque, et très versé côté technique a confectionné plusieurs prototypes de contre-angles pour réaliser un mouvement de basse fréquence associé à une irrigation continue. Nous avons poursuivi les travaux sur canaux artificiels puis sur dents naturelles avec diverses solutions. Nous avons comparé nos résultats avec ceux obtenus avec le système à ultrasons de Denstply, et trouvé que le nettoyage était pratiquement équivalent. Pendant que nous travaillions à la mise au point d'un contre angle qui allait devenir l'Excalibur (W&H), Micro Mega sortait l'un des premiers soniques, le MM 3000, fonctionnant sensiblement sur le même principe, mais avec des limes plus sécantes car le mouvement était plus directif (d'où les shapers à extrémité mousse, alors que nous voulions une lime active) : c'était la preuve que nous étions dans le vrai. Ce n'est pas la fréquence qui est importante, mais l'association du mouvement, de l'irrigation continue et de l'instrument endodontique. Ayant sélectionné les limes Flexofile (Maillefer) pour fonctionner avec l'Excalibur, j'ai rencontré plusieurs fois monsieur Maillefer pour la mise au point des mandrins et j'ai beaucoup apprécié ses compétences et ses qualités humaines. Voilà, pour ceux qui ne la connaissaient pas, le début de l'histoire.
19/06/2004 à 18h41
Merci de tes précisions Marc. Je ne connaissais pas le début de l'histoire.
Du point de vue de l'irrigation, il y a deux choses différentes effectivement, et le problème n'est pas juste d'amener la solution à l'apex mais de la renouveller en volume suffisant :
* une lime agitée dans un canal est capable d'amener une solution à l'apex même si le diamètre canalaire est encore fin. Mais PAS en quantité suffisante pour etre suffisamment efficace, aussi bien au niveau solvant sur les tissus qu'au niveau antiseptique.
* Par la suite, c'est en établissant la conicité que la solution d'irrigation peut aller plus loin dans le canal et être efficace, en étant renouvellée en volume suffisant. C'est la conjugaison de la conicité et d'une aiguille fine, plus la concentration et le volume utilisé, qui donnent l'efficacité.
C'est ce que la thèse d'Yves Yana avait montré. Yves avait montré, in vivo, en utilisant l'Hypaque (solution radio opaque qui a les mêmes caractéristiques de mouillabilité que l'hypochlorite) que le rinçage et le renouvellement complet jusqu'à l'apex étaient obtenus grace à la conicité (et non au diamètre apical qui est maintenu faible, autour de 20 ou 25) et à la pénétration de l'aiguille, et ce, sans utilisation de système vibratoires.
19/06/2004 à 19h14
Parfait. Nous avons aussi étudié le renouvellement de la solution, pas en fonction de la conicité du canal, mais du fait de ce mouvement vibratoire de la lime: le liquide suit une onde le long et autour de la lime pour aller jusque là où elle pénètre (c'est à dire plus loin que ne le fait une aiguille de 30/100mm) et revient en sens inverse en direction coronaire.
Notre système était donc une sorte de machine à laver les canaux.
On est d'accord sur le diamètre apical modéré : c'est ce qu'a préconisé Schilder dès le début, pour éviter un dépassement de gutta et maintenir le foramen à son diamètre quasi initial. La conicité importante du canal dès le foramen assure en revanche un nettoyage optimal et une obturation en masse à la gutta ( tu le sais comme moi, mais c'est un rappel pour les jeunots !)
19/06/2004 à 19h28
OK The Sharky, mais pour ne pas éviter les truismes, la conicité sur laquelle on est beaucoup à être d'accord n'est obtenue qu'en fin de traitement alors que l'irrigation est désirable dés de début de celui ci et est peut être plus necessaire au début d'ailleurs. Avec des vibrations soniques on a des courants circulaires (par exemple voir photo page 143 dans le livre de Stock) et aussi un phénomène de cavitation, donc un nettoyage radical dés le début. Ce qui va bien dans ton sens, et tu as raison, faut éviter les bouchons, et on peut faire ces vibrations avec une numéro 10.
Pour M. Apap: pourquoi avoir arrété l'Excalibur?
A+
19/06/2004 à 20h28
Tout à fait Gulguch ; l'irrigation est nécessaire tout aulong du traitement et dès le début ; mais il est tout à fait illusoire de penser que la désinfection est assurée pendant la phase de mise en forme du canal. L'obtention de la conicité au fur et à mesure des séquences instrumentales permet de faire pénétrer la solution d'irrigation de plus en plus en direction apicale. C'est ce qui rend les systèmes actuels intéressants pour la mise en forme, puisque la mise en forme est obtenue très rapidement, laissant ainsi le temps à la solution d'irrigation de faire son action en fin de séance. C'est l'étape du rinçage final (alternance d'hypochlorite, EDTA, Hypochlorite laissé in situ jusqu'à disparition des bulles(signe la fin de la dissolution des latières organiques intra canalaires)). Il est à mon avis erroné de penser qu'un canal mis en forme peut être obturé immédiatement. En fait la désinfection réelle ne commence qu'après lam ise en forme.
Par contre à ma connaissance seul le système Protaper autorise la pénétration de l'ensemble des instruemnts à la longueur de travail permettant ainsi de conduire la solution en direction apicale.
En technique de crown down "conventionnelle" seuls les derniers instruments pénètrent à la longueur de travail.
Enfin je suis ravi que Marc Apap rappelle "pour les jeunots" les principes de Shilder qui en 1974 insistait déjà sur le fait que la conicité apicale était l'une des trois clefs de la désinfection. Or le système Hero 642 n'autorise pas la pénétration des limes de 4 et encore moins de 6% (de par la conception de l'instrument). Donc il y a là une inadéquation entre le souhait de l'opérateur et le choix de l'instruemnt pour y parvenir. C'est d'ailleurs certainement pour cela que le système Hero Shaper ne propose que des instruments de 4 et 6%. Ce système est d'allleurs complété par des instruments de 8% (le Hero apical). je ne vois donc pas quels avantages vous trouvez au HERO 642 qui est vraiment très rigide. Lumley en 2000 montrait que plus la conicité apicale était importante, meilleur était la désinfection et qu'un minimum de 6% était nécessaire.
Enfin, Marc Apap, pourquoi ne pas citer vos références bibliographqiues en fin de rédaction de vos articles, cela donnerait une caution supplémentaire à vos propos. Désolé, si j'ai été un peu rude, mais c'était sincère.
A mon avis si l'excalibur a été arrêté, c'est qu'ils se sont vite aperçus qu'un tel mouvement avec une lime en acier et donc rigide induisait plus de problèmes qu'il n'apportait d'avantage.
Encore pour les jeunots, rappelons que Roanne dans les années 80 montrait que seul le mouvement de rotation permettait de maintenir centré un instrument dans un canal (d'où la technqiue des forces équilibrées qui est la véritable naissance de la rotation continue). Et c'est l'apparition du Nitinol qui a permis de faire tourner un instrument dans un canal et surtout d'augmenter les conicités. Un instrument conique pour une mise en forme conique... c'était la solution du problème !
19/06/2004 à 21h11
Pour faire rapide (je me réserve la possibilité de développer ultérieurement, mais j'ai un énième article sur le feu, et je ne peux donc en écrire plus pour le moment) :
Je n'utilise pas les Hero 642 comme préconisé. Presque toujours, je pousse le 25 conicité 6 % jusqu'à l'apex ( j'ai dit presque, alors, svp, pas de commentaire sur le pourcentage de canaux avec angulation pas possible . D'ailleurs, dans ce cas, on est bien d'accord que seuls les limes manuelles peuvent négocier les courbures abruptes ...)
Je fais presque systématiquement un step back avec une lime 30 / 6% à LT - 1 mm. Donc, si je ne m'abuse, je me retrouve dans une configuration proche de celle préconisée par Schilder et assez voisine de celle obtenue avec les Protaper.
Je suis un peu dubitatif sur le fait de devoir différer l'obturation pour mieux désinfecter le canal (à discuter, mais de toutes façons, il faut apporter des preuves scientifiques pour cela).
Si W&H a arrêté l'Excalibur, c'est uniquement parce que ce n'était plus dans l'air du temps. La rotation continue a balayé tout cela. D'ailleurs, je suis plutôt d'accord pour dire que le vrai génie de ces dernières années a été Roane qui a trouvé un moyen simple ( balanced forces concept) pour mettre en forme le canal sans le déformer, et surtout, la clé du succès : l'adoucissement de l'angle de transition entre le pointe et la partie travaillante de la lime. Un concept de rotation continue (ou pourquoi pas alternée si c'était possible avec un angle plus important que celui procuré par le Giromatic ou Endocursor (W&H) ou M4 Safety (Kerr fait par W&H) ) et une irrigation continue aurait pu être un aboutissement le l'Excalibur (avec limes NiTi évidemment). Mais l'irrigation continue s'avère mal pratique, et n'est aujourd'hui acceptable qu'avec au mieux de l'eau filtrée (avec dispositif adapté), ce qui rend la fabrication du système autrement plus difficile (et donc les ventes) qu'un simple contre-angle qui va sur le moteur.
Pour la biblio en fin d'article, le manque de place (le papier coûte cher dans l'édition) et le style "décontracté" de ma prose sont les raisons pour lesquelles le rédacteur en chef n'a pas souhaité l'inclure (dans Indépendentaire). Dans Clinic, cela ne correspond pas au style des articles.
Voici en quelques lignes les réflexions que m'inspirent vos derniers messages.
19/06/2004 à 21h17
mmm.. on est pas forcément dans une opposition vibrations soniques vs conicité. Simplement ta premiére phase de broches à main jusqu'au no15, que tu as absolument raison de conserver peut être faite avec la participation de'ondes soniques. Et la si tu passes des cones de papier ils ressortent déja propres. Voir les articles de Laurichesse sur l'élimination de la smear layer par vibrations soniques, c'est assez impressionnant.
Pour le reste le schéma de la préparation reste assez semblable à celui décrit par Machtou dans son livre à l'époque du "tout manuel". On peut supprimer le surélargissement du tiers coronaire vu les systémes actuels d'obturation.
Il y a une autre raison de vouloir de la conicité: c'est que dans les gros canaux (pal de mol du haut) le canal a souvent une forme en obus prés de l'apex. Si on instrumente simplement avec du 4 ou du 6 on peut laisser de la viande sur les cotés prés de l'apex. Pour ceux la j'aime bien les GT Files qui existent en 8, 10, 12.
Le héro apical, pas mal pour les dents infectées ou on veut beaucoup aléser mais à mon sens ils l'ont fait trop gros. La pointe c'est 30, ça va mais à l'autre bout du cone c'est 60 je crois (je l'avais mesuré au palmer, j'ai oublié), trop gros en tout cas.
A+
19/06/2004 à 21h46
Attention quand je dis différer, je ne parle pas de différer l'obturation à une autre séance. Je suis un fervent défendeur du traitement en une séance. Par contre, je parle de laisser la temps à la solution d'irrigation de faire son action. Malheureusement, le simple contact avec les matièresorganiques n'est pas suffisant pour les dissoudre ; il leur faut du temps et comme dirati Fernand Renaud, il lui faut un certain temps ! Le simple fait de regarder les bulles remonter dans la cavité d'accès et ça c'est la magie du microscope opératoire, justifie mes propos. Tant qu'il y a des bulles, il y a de la matière organique.
Et rappelons quand même que un traitement endodontique "radiographiquement acceptable" n'est pas forcément synonyme de réussite. Par contre un traitement rédiographiquement inacceptable sera certainement un échec.
Seul celui qui a pris un cliché de TOUS ses traitements à un an post opéatoire peut se vanter de son taux d'échec et de réussite. Et malheureusement, c'est impossible à faire. Personnellement je reconvoque tous mes pateints à un an, et malheureusement le taux de retour est loin de 100%.
Pour les références bibliographiques en fin d'article, j'ai aussi remarquer qu'il y a beaucoup de place libre sur les pages ; l'argument du papier n'est donc pas à mes yeux sufficant. Une référence ne prend que deux lignes. Pour Clinic, ils gagneraient en crédibilité de faire cela. Je trouve que dernièrement les pages sposorisées par un labo ne sont pas du meilleur effet ... Où est l'objectivité dans tout cela ; et pourtant le rédacteur de cette page est quelqu'un de très bien à mes yeux, car il sait de quoi il parle lui, et il utilise la littérature pour étayer sesz propos.
En tout cas voilà des discussions qui sont intéressantes ; cela remonte un peu le niveau du coût horaire du cabinet et des conseils pour faire plus d'acte en moiins de temps ...
19/06/2004 à 22h06
Je peux toujours soumettre la proposition à la rédaction de Clinic pour les ref biblio (mais je ne consulte pas la littérature systématiquement dans tous les cas, attention...). Quant à aux pages sponsorisées, de quoi parles-tu ? Est-ce le papier sur ce composite de couleur indéfinissable qui remplace l'amalgame ?
Il est vrai que beaucoup de publications de ce type s'apparentent plus à des publi-infos qu'à des articles scientifiques. Je n'ai rien contre, mais j'aimerais mieux qu'on le dise franchement, cela éviterait le mélange des genres.
19/06/2004 à 22h21
Bon un message pour un peu de commentaire sur l'ensemble.
* D'abord les canaux très larges. Dans ces canaux, on ne cherche pas une conicité continue de l'apex jusqu'à la chambre pulpaire. Vue la longueur des dents et le diamètre des apex, il ne resterait pas de dentine coronaire !!! Et effectivement, le seul instrument qui permet de donner cette conicité apicale, c'est le GT rotary avec les instuments accessoires.
* Concernant les vibrations ultrasons : les études ont montrés que la cavitation n'a lieu que si et seulement si la lime ne touche pas les parois du canal pendant la vibration. Donc, dans les premiers stades de la préparation canalaire, il est illusoire de penser que cela sert à quelque chose. Les vibrations ultrasons ne sont intéressantes que lorsque le canal est déjà large, et que la lime vibre librement.
* Pour les diamètres paicaux et le Hero 642 : merci des précisions Marc, c'est ce que j'ai toujours pensé. Pour faire plaisir on dit voilà amener le 2% à l'apex et aussi parce que le 4% et le 6% dans les canaux courbes (parce que c'est des canaux courbes qu'on parle) sont trop rigides pour y aller. Donc effectivement, le Hero n'et pas un mauvais instrument, mais en revanche utilisé comme préconisé dans les séquence sur la boite à neuneu avec les fleches, la conicité n'est pas suffisante et il faut faire un step back. Ca multiplie un peu les instruments mais c'est faisable.
19/06/2004 à 23h18
Pour le vibrations je parle de sonique, pas l'ultrasonique; cavitation ou pas, l'essentiel de l'effet est produit par un mouvement vertical de 100 microns de l'instrument qui produit un limage. Bien sur il y a des études pour le confirmer (Laurichesse, encore) mais la pratique est bien plus parlante. C'est une méthode rapide dés les premiers numéros et extrèmement sure (respect de l'anatomie canalaire, mème dans les canaux en 8, en C..).
Ce que dit Marc Apap pour l'Excalibur "ce n'était plus dans l'air du temps" s'applique aussi pour ceux cis: comme me l'a confié un cadre de Microméga, on pousse à la rotation continue, on vend des intruments NiTi, on a créé un nouveau marché, etc.
A si seulement le mecasonic avait été inventé dans une université US, et pas dans un atelier de Besançon!
A+
20/06/2004 à 01h47
Salut Gulguch
Je reviens juste sur le sujet des vibrations soniques. Je n'en ai pas beaucoup l'expérience. En revanche il semble que tu es (a été) un membre de la SFE au moment où elle représentait encore quelque chose (à l'époque Laurichesse, quand il y avait 500 membres, et où le congrès international drainait 150 ou 200 participants et pas les 40 malheureux parmi lesquels 30 invités), ou un étudiant de feu Jean-Marie au DU à Paris...
Comme je ne sais pas ce que ça donnerait, la vibration d'une lime sonique au niveau déplacemement canalaire dans les canaux courbes, je ne dis rien (meme si je pense que ça doit quand même déplacer).
En revanche ce que je sais, c'est qu'on peut montrer ce qu'on veut au MEB (rapport au nettoyage impressionnant par les soniques). Tu prends n'importe quelle dent, tu travailles avec n'importe quel instrument de merde dedans, tu met un peu d'EDTA et tu attends 2 minutes et tu prends ensuite les images au niveau de la dentine dans le 1/3 coronaire. Tu vas voir comme ils sont impressionants les tubulis ouverts. Et même sans EDTA, si tu as le courage et le temps de te ballade au grossissement 2000 ou 3000 tu trouveras toujours un truc intéressant à montrer, alors que 1mm plus loin, c'est plein de merde.
Mais, les tubulis ouverts dans le 1/3 apical, je te promets qu'on n'en voit pas des tonnes. Déjà, au départ, il n'y en a pas des masses, alors après l'endo...
Et puis, ce qui m'intrigue dans ton histoire "ah si les soniques étaient fabriqués aux Usa".. c'est la chose suivante : C'est bien Laurichesse qui a développé les soniques. C'est bien lui qui a publié et en fait la promotion.
Et pourtant, si je me souviens bien, c'est lui le premier, je dis bien le premier, alors que personne n'y croyait, qui a commencé à parler des niti rotatifs et qui les a introduits au DU, à la SFE, en France.
Pourquoi a-t-il fait ça s'il pensait que le système qu'il a développé (les soniques) était génialement supérieur ?
20/06/2004 à 01h56
Je reviens une dernière fois sur les rubriques de Marc.
Moi je trouve qu'il a beaucoup de mérite de le faire (meme si encore une fois je ne suis pas toujours d'accord avec les résultats).
Mais je sais aussi qu'il aura du mal a avoir de la littérature. Si on considère qu'il faut au minimum 2 à 3 ans après la mise d'un produit sur le marché avant que paraissent les premières publications scientifiques (le temps qu'il faut pour monter l'étude, la réaliser, analyser les résultats, rédiger, envoyer à la revue, faire les modifications, et sachant quel le temps d'attente est en moyenne de 18 mois pour être publié dans un journal scientifique), on comprend qu'il est difficile pour lui de le faire parce que en général, il essaye de rendre service sur des produits relativement récents.
Donc, il y aura toujours une part de subjectivité sans appui scientifique, malheureusement.
Mais c'est la mission qui veut ça. Et c'est pas facile.
20/06/2004 à 10h06
C'est vrai qu'une image au MEB, sortie de son contexte, ne veut pas dire grand chose. Dans le tiers apical, la dentine est généralement plus scléorotique, et l'on n'observe pas beaucoup de canalicules. Juste à titre informatif, j'ai fait quelques moulages en duralay de canaux préparés avec Excalibur et ClONa, puis EDTA. Après avoir dissout la dent dans de l'acide Chlorhydrique, je les ai regardés au MEB. C'est magnifique parce que la résine fuse sur plusieurs dizaines de microns dans les tubuli et on dirait un plat de spaghetti. J'ai remarqué que cela forme une sorte de crinière (comme sur la tête d'un Punk ou d'un Iroquois) qui se dresse le long de la racine sur sa face vestibulaire et sa face palatine. Le reste apparaît beacoup plus lisse. La dentine n'est donc pas "poreuse" partout. Cette distribution correspond, je pense, à ce que l'on observe sur une coupe de racine : on voit une sorte de croix blanche (dentine avec canalicules ouvert) et translucide (dentine scléreuse imperméable). Cela ne fait pas beaucoup avancer le shmilblick, mais c'est intéressant à signaler pour notre culture générale !
Concernant les soniques, le système Star Dental (USA) proposait à peu près à la même époque des limes pour la préparation canalaire (c'est L. Trondstadt qui en a parlé le premier). C'est tombé dans l'oubli. Les soniques déforment effectivement le canal, poussés à leur puissance maximale. C'est bien pour ça que les Shapers ont une extrémité mousse. Laurichesse, si je me souviens bien, a proposé d'associer les soniques pour la préparation du tiers cervical à la rotation continue pour le reste du canal, car à l'époque les instruments NiTi n'existaient qu'en conicité 2%.
Pour finir avec la biblio : les deux ou trois que nous sommes en ce moment ici savons qu'il est important d'appuyer ses dires au moyen d'arguments irréfutables au plan scientifique. Mettre une biblio à la fin d'un article, ça fait sérieux. Mais combien la lisent ? Mes articles dans la rubrique "J'ai essayé" ne sont pas des articles scientifiques, puisque ma méthodologie est vraiment différente. A ma connaissance, les seuls au monde à avoir une démarche scientifique dans ce type de travail sont les chercheurs du Clinical Research Associate. Moi, je me contente d'une activité de critique, et je décris ce que je pense dans un style plus littéraire que celui, télégraphique, de la lettre du CRA
20/06/2004 à 13h20
Merci pour ce débat intéressant! (ce n'est pas ironique)
20/06/2004 à 16h09
Par certaines indiscrétions, je me suis laissé dire que dans un prochain (proche) numéro de la ROS), il y a un article écrit par des chercheurs de l'université Hadassa de Jérusalem (Adam Stabholz, Chaim Mor, Sharonit Sahar-Helft et Joshua Moshonov), qui parle de ce qui va faire un plaisir énorme à Algi et autres utilisateurs du laser.
Le sujet est "The Use of Er:YAG Laser Irradiation in Endodontics", et parle d'une nouvelle fibre destinée à l'endo.
Les conclusions sont sans appel. La smear layer est totalement éliminée avec le laser, laissant des parois canalaires totalement propres et des tubulis bien ouverts, alors que tous les autres moyens chimiques et mécaniques laissent des tonnes de boues qui obturent les tubulis.
A vos lasers...
20/06/2004 à 16h59
ah, aaaaaahhhhhh, ouaaaiiiiiiis, youpeeeeeee, allez Marc Apap, The Sarkys et Hutsch, ben et compagnie, grands blablateurs du forum, tous "heroes" à la 642, c'en est fini de branler vos canaux qui jamais ne jouissent, voici venu le temps de l'obturation canalaire à la silice !
20/06/2004 à 17h35
salut marc
tu aimes bien hero
mais tu sais que pour que le plus petit fouloir à chaud ( 0.5mm) arrive à 2à 4 mm de l'apex, il faut aleser à 0.5mm à cette distance et
le seul systeme qui fait ca directement, c'est protaper; alors pourquoi pas protaper?
a+
20/06/2004 à 18h34
Ben c'est vrai les canaux ils ont jamais jouis, maintenant que j'y pense et pourtant j'en ai branlé... mais je ne suis pas sur qu'ils jouissent plus si on tire dessus au Laser....
Plus sérieusement, cela fait des années que l'équipe de Hadassah bosse sur les Laser et Adam Stabholz a fait des tonnes de conférences dessus et des dizaines de papier en montrant que c'était bien.
Le problème c'est que Hadassah ils font du ProFile et du ProTaper. Si c'était aussi bien et de manière absolumment formelle, ils lasériseraient, non?
Un fervent adepte du laser en France, c'est Jean-Paul Rocca, à Nice. Lui il lasérise tout ce qui bouge...
Cela dit pourquoi pas, j'attends de voir.