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Detartrage
12/09/2010 à 01h48
Crois-tu, Dentair'Adam, que je suis content d'écrire ça ?
Je ne suis pas satisfait non plus ! Simplement, je ne fais pas d'angélisme, je dis une vérité qui n'est pas belle, que j'ai constatée moi-même à de multiples reprises sans pouvoir rien faire.
Les abus sont nombreux, et en l'absence de contrôle/sanction possible, ça ne plaide pour une augmentation massive et pourtant nécessaire de la valeur de l'acte, c'est tout.
Quel payeur accepterait de financer un acte qu'il ne peut vérifier, alors qu'il sait de longue date qu'il y a un risque majeur de facturation abusive ? Il ne prendra pas ce risque, c'est de la bonne gestion du risque : ça ne vaut pas le coup (et le cout).
C'est absolument regrettable, j'en suis d'accord.
Je sais aussi que le système actuel pousse vers de tels arrangements avec la nomenclature et avec la morale, mais je ne pense pas que ce soit une excuse valable. C'est, au plus, une explication.
La profession n'obtiendra pas une augmentation de la valeur de l'acte si elle ne propose pas à l'administration un moyen de contrôler cet acte.
12/09/2010 à 12h51
dentistevip écrivait:
---------------------
> je vais peut-être me faire huer, mais je pense qu'une solution simple serait de
> supprimer la prise en charge du détartrage.
Sur le fond tu as raison, mais attention, dans nos cabinets les "soins" et plus précisément les détartrages constituent un produit d'appel qui peut potentiellement générer tout le reste.
12/09/2010 à 13h02
Le Choixpeau magique écrivait:
------------------------------
> dentistevip écrivait:
> ---------------------
> > je vais peut-être me faire huer, mais je pense qu'une solution simple serait
> de
> > supprimer la prise en charge du détartrage.
>
> Sur le fond tu as raison, mais attention, dans nos cabinets les "soins" et plus
> précisément les détartrages constituent un produit d'appel qui peut
> potentiellement générer tout le reste.
>
Et bien dans ce cas, tu le fais au même prix ou encore mieux, gratos pour séduire ta clientèle. Elle serait pas belle la vie ?
12/09/2010 à 13h15
chicote64 écrivait:
-------------------
> Et pourquoi pas des contrôles sur les détartrages?(évidemment pas 6 mois après
> ou alors effectivement il faudra faire des photos)Le système du contrôle ne me
> choquerait pas si le détartrage était justement rénuméré mais c'est un cercle
> vicieux:les praticiens qui font"semblant" de détartrer trouvent logiques de
> récupérer des honoraires pour compenser la sous-rénumeration de leurs soins.
le plus simple serait de revenir au DEP, pour la vrai paro par pour les pseudo det
12/09/2010 à 13h24
dentistevip écrivait:
---------------------
> je vais peut-être me faire huer, mais je pense qu'une solution simple serait de
> supprimer la prise en charge du détartrage. Le patient lambda, comprenant alors
> que cet acte a un coût ferait peut être tout, en suivant nos conseils d'hygiène,
> pour en limiter la vitesse d'apparition. Quand je vois un patient qui arrive
> avec une bouche déguelasse et qui demande un "nettoyage" sachant que cela ne va
> rien lui coûter, ce n'est pas tant le fait que 28.92€ est sous payé qui me fâche
> mais bien le fait que la collectivité mette une telle somme par la fenêtre pour
> que Monsieur se fasse torcher les dents.
> De plus, si cet acte était en HN, cela nous permettrait d'en adapter les
> honoraires entre un patient qui fait de réels efforts et les gros gorets.
>
> les gens sont bien plus attentifs avec ce qui leur coûte qu'avec ce qui est
> "gratuit".
Je ne sais pas pour vous mais moi les patients du genre bouche dégueux, je ne fais pas de det, c'est ordonnance: Brosse, Dentifrice, Révélateur de plaque. Puis rappelez dans 2semaines pour prendre rdv pour le détartrage. Résultat 99% de ceux là ne rapellent jamais, et çà me convient.
12/09/2010 à 13h24
Oui, cela permettrait que chacun puisse se faire honorer pour cet acte comme il l'entend et donc en conformité avec sa propre politique professionnelle. Pour ma part, certainement pas un produit d'appel mais bien un acte quasi indissociable de la motivation.
On en arrive alors à la question de la mise en place éventuelle de la profession d'hygiéniste dentaire.
Ameli, puisque cet acte est incontrôlable par la sécu, pourquoi le garder dans la nomenclature? pour contenter ceux qui en abusent et éviter un soulèvement de la profession?
12/09/2010 à 14h15
Ameli ecrivait : "La profession n'obtiendra pas une augmentation de la valeur de l'acte si elle ne propose pas à l'administration un moyen de contrôler cet acte. "
Je propose que le prix de cet acte soit proportionnel au temps passé, il sera alors difficile de facturer une heure de détartrage , disons ...20 fois par jour. Et le CD aura peut-être plus de mal à afficher 1/2 heure à un patient qui n'est resté que 3 min sur son fauteuil.
^ ... ^
Ô"""Ô
= o = Est ce que l'administration a les moyens de contrôler les séances des kinés ?
12/09/2010 à 14h16
dentistevip écrivait:
---------------------
pourquoi le garder dans
> la nomenclature? pour contenter ceux qui en abusent et éviter un soulèvement de
> la profession?
Oui !
C'est un symbole.
Du genre : "vous voyez, on s'occupe de prévention, d'hygiène, etc".
Mais on ne vous donne qu'une rémunération symbolique. C'est le bal des hypocrites.
D'un point de vue logique, en l'absence d'une modification des règles, le HN serait mieux.
Un assureur auto ne paie pas un sinistre s'il ne peut envoyer un expert vérifier la réalité et le montant réel du sinistre, et ça nous paraît normal. Or la sécu est un assureur, et il ne veut pas payer en aveugle. C'est ce qu'il fait cependant, mais symboliquement, pour ne pas se faire accuser de ne rien faire !
12/09/2010 à 14h24
belette écrivait:
-----------------
> Je propose que le prix de cet acte soit proportionnel au temps passé,
Bien vu. Tu n'as pas été la seule à penser ça.
Les experts (indépendants de la sécu) consultés pour la construction de la CCAM ont évalué le temps nécessaire pour un détartrage : 40min par arcade tout compris.
Cette mesure en place (utopie), il suffira de faire tourner les moteurs informatiques et de faire les requêtes, et on pourra vérifier si c'est crédible, sachant que les autres actes de la CCAM ont aussi une "durée", et donc cibler les praticiens qui travaillent 72 heures par jour.
12/09/2010 à 14h33
belette écrivait:
-----------------
> Je propose que le prix de cet acte soit proportionnel au temps passé, il sera
> alors difficile de facturer une heure de détartrage , disons ...20 fois par
> jour. Et le CD aura peut-être plus de mal à afficher 1/2 heure à un patient qui
> n'est resté que 3 min sur son fauteuil.
belette desolé mais c'est la pire chose qui puisse arriver à notre profession
Ameli est dentiste comme nous
mais si on accepte det UNE HEURE ou 30mn peu importe tu auras effectivement une secrétaire dans chaque mutuelle pour contrôler ton temps et faire les multiplications
une endo molaire 1H30
2 patients pour det 2h
ah vos horaire d'ouverture Sont 9H -12H
ah la vilaine belette va rembourser 30mn!!!!
12/09/2010 à 14h36
merci ameli
tu as été plus "rapide" que moi à répondre
comme quoi la notion de temps est très subjective
et à toi et autres ameli on peut expliquer que c'étaient deux personnes avec une bonne hygiene et éventuellement le faire controler
mais avec un moteur de requête informatique MDR
12/09/2010 à 14h37
NON! je serais payée en heure sup !!! :-)
^ ... ^
Ô"""Ô
= o =
12/09/2010 à 14h37
c'est pourtant ce qui se pratique en Suisse où cet acte est coté par tranches de 5 minutes
avec un tarif qui n'incite pas non plus à le faire durer des plombes.
12/09/2010 à 14h43
Même si les honoraires sont évalués en fonction du temps passé, le coût horaire de chaque cabinet est différent. Vouloir imposer à tous un tarif unique au nom de je ne sais quel égalité d'accès aux soins est complètement ridicule.
Chacun devrait être libre de ses honoraire calculé en fonction de son plateau technique, du personnel qu'il emploie, du temps qu'il y passe, de la sympathie qu'il a pour le patient et de la valeur qu'il donne à son travail. Les honoraires vont rapidement s'autoplafonner grâce à la concurrence.
Mais obliger des gens à travailler pour une rémunération de misère c'est du communisme et on sait où ça mène.
12/09/2010 à 14h59
Tu peux râler tant que tu voudras, ce n'est pas près de changer. Une seule solution, te déconventionner ou partir à l'étranger. (Au Portugal, les honoraires dentaires sont libres, et pourtant c'est un pays socialiste)
12/09/2010 à 15h01
Rémunération de misère et... regard condescendant de certains confrères et ... apitoiement des patients (28,92 seulement ? Et les 2 cents, ils correspondent à quoi ? )
^ ... ^
Ô"""Ô
= o
12/09/2010 à 15h05
Je suis bete et en plus je n'ai pas free! Mais le tartre ou le reste (ext de dt pyor...etc) c'est chez tous les patient(e)s pareil? Ou alors dans le temps imparti est compris la pause café?
12/09/2010 à 15h23
Marc Apap écrivait:
-------------------
> Tu peux râler tant que tu voudras, ce n'est pas près de changer. Une seule
> solution, te déconventionner ou partir à l'étranger. (Au Portugal, les
> honoraires dentaires sont libres, et pourtant c'est un pays socialiste)
T'inquiète, c'est prévu. Dès que mes patients seront remboursés sur les même bases que s'ils étaient soignés par un dentiste hongrois non conventionné...
12/09/2010 à 15h30
chatondecarte écrivait:
-----------------------
> Même si les honoraires sont évalués en fonction du temps passé, le coût horaire
> de chaque cabinet est différent. Vouloir imposer à tous un tarif unique au nom
> de je ne sais quel égalité d'accès aux soins est complètement ridicule.
> Chacun devrait être libre de ses honoraire calculé en fonction de son plateau
> technique, du personnel qu'il emploie, du temps qu'il y passe, de la sympathie
> qu'il a pour le patient et de la valeur qu'il donne à son travail. Les
> honoraires vont rapidement s'autoplafonner grâce à la concurrence.
> Mais obliger des gens à travailler pour une rémunération de misère c'est du
> communisme et on sait où ça mène.
Dans les pays communistes où je suis allée ( russie, belarus, ukraine) pour le dentaire il y a deux choix. Le service public (polyclinique) où tout est gratuit, par contre si il y a 6 mois d'attente tu attends 6 mois (si tu tiens)avec ta pulpite. Ou le privé là rien n'est remboursé, et les tarifs sont même supérieurs aux notres(alors que les revenus moyens sont bcp pls faibles qu'ici)et fixés au libre choix du praticien, qui propose aussi une garantie. Et les gens sont fiers et heureux (si si heureux) de payer.
12/09/2010 à 15h59
chatondecarte écrivait:
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> Mais obliger des gens à travailler pour une rémunération de misère c'est du
> communisme et on sait où ça mène.
Mon chaton, je pense qu'il faut que tu sortes de ta bulle !
Compare tes revenus aux autres, et dis-moi que tu es la grande victime de la morosité ambiante. ça me fait sourire.
Bientôt je lirai que les dentistes sont victimes d'une persécution étatique, ou que l'inquisition les frappe.
Je ne critique pas la hauteur des revenus des dentistes, je critique l'organisation et l'absence de cohérence de cette rémunération, qui crée des conflits, des inégalités et des incompréhensions.
Je lis quelquefois que la profession mérite, grâce à sa haute compétence, de très hauts revenus. C'est d'une prétention insupportable. Nous avons des compétences certaines, mais d'autres aussi, qui possèdent aussi des diplômes hauts perchés, mais sans nos revenus.
A titre d'exemple, dans mon job un peu spécial, je côtoie des collègues qui sont sous-payés (ou alors je suis surpayé). J'ai des compétences, des spécialités, j'ai bénéficié d'une formation spécifique, et on m'a pris pour ça, mais d'autres personnes ont des spécialités autrement plus vitales que les miennes pour la société.
Je travaille avec de grands spécialistes, qui manipulent des millions d'euros, qui sont décisionnaires majeurs dans le domaine de la santé publique ou le médico-social, qui ont d'énormes responsabilités tant sur les emplois que sur la cohésion sociale, qui savent argumenter et convaincre en réunion publique "sauvage", qui conseillent les plus hauts niveaux politiques. Ces grands spécialistes gagnent la moitié de ce que je gagne, mais jamais ils ne se plaignent de leurs salaires, ni ne se mettent en grève. Ils savent que s'ils s'arrêtent, tout le système coince. Pourtant, ils sont fonctionnaires.
12/09/2010 à 16h12
ameli écrivait:
---------------
> Je lis quelquefois que la profession mérite, grâce à sa haute compétence, de
> très hauts revenus. C'est d'une prétention insupportable. Nous avons des
> compétences certaines, mais d'autres aussi, qui possèdent aussi des diplômes
> hauts perchés, mais sans nos revenus.
> A titre d'exemple, dans mon job un peu spécial, je côtoie des collègues qui sont
> sous-payés (ou alors je suis surpayé).
Tu oublies un paramètre: nous ne sommes pas des salariés.
En tant que profession libérale, je ne réclame pas un centime de plus de la sécu, pas de détartrage à 100 euro ou autre conneries qui ne sont que des pertes de temps et d'énergies.
Qu'on nous laisse fixer nos tarifs comme bon nous semble et que la sécu et autres assurances remboursent ce qu'elles ont envie de rembourser, un point c'est tout. Après chaque praticien gagnera bien ce qu'il sera capable de gagner.
12/09/2010 à 16h59
Apres apero repas digestif café je suis encore plus bete!
Nous parlons de liberalisme ou d'etatisation?
Pourquoi ne pas fonctionnariser l'ensemble des dentistes à ce compte?
Pourquoi est il négligé que nombres d'actes ne soient pas pris en charge?
Que ces grands cerveaux les ignorent? Mais pour quelles raisons?
Un soir aux info les anglos supprimaient tout rbt social aux cancereux en phase terminale.....
Ok en partant du principe que j'ai tort d'avance:
Si on gagne plus on paye plus d'impots non? Dans ce cas on finance un partie des deficits non?
Si on reduit nos revenus (basé sur des honoraires libres donc non comptabiliser en rembt pour les organismes) on payera moins d'impots ce qui resorbera moins vite le deficit.
J'adore ce systeme où l'on pense qu'en ponctionnant encore plus les soit disant plus riche les plus pauvres seront moins pauvres.
Relisez la cigale et la fourmi (Version social du jour remasterisé power point)
12/09/2010 à 18h14
Ton postulat est faux, choixpeau.
Un métier chargé d'assurer une part de santé publique ne peut être considéré comme une profession libérale.
Ce métier est conventionnné : il est sous contrat, il n'est pas libéral.
Le seul moyen pour un praticien de devenir libéral est de choisir le déconventionnement.